(Agence de presse panafricaine) -Maurice Kacou Guikahué (Secrétaire exécutif du PDCI-RDA) : ‘’Selon la CEDEAO, aucun pays membre ne doit modifier la constitution 6 mois avant les élections’’ L’opposition Ivoirienne sonne  la mobilisation de ses militants  pour faire échec à la modification de la constitution taillée sur mesure par le régime du président Alassane Ouattara, l’actuel Chef de l’État Ivoirien.

L’opposition refuse cette modification et crie son indignation. Pour donner plus de voix à ces actions, la plateforme  de l’opposition a  organisé ce dimanche 15 mars dernier dans la capitale politique (Yamoussoukro),  précisément à  la place jean Paul 2. Objectif, protester contre cette modification de la constitution.

A l’entame de ses propos lors de ce meeting,  le secrétaire exécutif du Pdci-Rda, Maurice Kacou Guikahué,  a rappelé le  règlement de la CEDEAO en matière de modification de la constitution pour les Etats membres. ‘’Aucun pays membre ne doit modifier la constitution à 6 mois des élections’’, a-t-il martelé. Et de poursuivre : ‘’Le pouvoir confond  le début et celui du jour des élections’’. A en croire professeur Maurice Guikahuié, ‘’les élections en Côte d’Ivoire commencent le 31 juillet. Le jour du vote, le 31 janvier. Dans la définition, les élections commencent dès l’affichage de la liste électorale. Selon notre code électoral, l’affichage des listes doit se faire 3 mois avant le jour du vote. Le 31 juillet est la date de l’affichage de la liste électorale, donc le début des élections.
Le pouvoir confond cela… M.Ouattara est donc forclos pour modifier la constitution’’ a-t-il éclairé aux nombreux militants, sympathisants ainsi que la société civile qui  ont répondu à l’appel de l’opposition significative réunie autour du PDCI-RDA, FPI,  l’URD, LMP, CDRP, EDS, LIDER. Le secrétaire exécutif du  parti du père fondateur de la Cote d’Ivoire ne s’arrêtera pas là. Il dira que ‘’ nous allons saisir la justice international car nous avons le droit avec nous. Certains ne croyaient pas lorsque nous avons saisi la cour d’ARUSHA. Nous allons saisir la justice, et nous aurons raison.’’ Mais avant, plusieurs intervenants qui se sont succédé au perchoir avant  Maurice Guikahué ont dénoncé cette  démarche de révision constitutionnelle solitaire  pouvant engendrer de graves conséquences qui se profilent à l’horizon.
Prenant la parole au nom des femmes de la plateforme de l’opposition, Marie Odette Lorougnon, a d’abord salué le fait que les parlementaires Ivoiriens se soient retirés du processus de modification de la constitution et de rappeler leurs rôles au sein du parlement en temps qu’ancienne Député. ‘’Les parlementaires sont à l’hémicycle pour défendre les intérêts  du peuple et non pour défendre les intérêts du chef de l’Etat. Hier, nous, femmes de Cote d’Ivoire, nous avons dit non à la guerre et à la rébellion.  Aujourd’hui nous disons non à la modification de la constitution’’ a-t-elle précisé.
S’adressant  au Chef de l’Etat, Mme Marie- Odette Lorougnon, ex-député Fpi d’Attécoubé (Abidjan), a rappelé que ‘’quand on a fini, on part tranquillement. On ne tripatouille pas la constitution’’. Selon elle la présence massive des femmes à ce meeting consiste surtout à dire ‘’ non à 10 ans de violence, 10 ans des enfants en conflit avec la loi’’. Pour conclure elle a rappelé aux femmes ce pourquoi elles doivent se rassembler dans les prochains jours. ‘’Nous devons nous rassemblez pour arracher la Cote d’Ivoire entre les mains des prédateurs’’ a-t-elle fait mention.
  Stéphane Beti  Envoyé spécial à Yamoussoukro pour (App)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here