(Agence de presse panafricaine) -En annonçant la date du référendum constitutionnel pour le dimanche 1er mars 2020 qui sera couplé aux élections législatives le Président guinéen en proie à une vaste contestation croit non seulement tempérer les ardeurs vindicatives de son peuple et s’octroyer une nouvelle légitimité.

 

Pour ce faire, s’il pense assouvir ainsi le dessein de perpétuation de son règne, les Guinéens par contre y voient un artifice savant pour les démobiliser et leur asséner un coup tordu après de longues années de lutte afin de retrouver l’entièreté de leurs libertés et singulièrement celle de régir leur vie sociopolitique en se dotant de responsables librement choisis. Et même si sur un tout autre plan, d’aucuns commencent à croire qu’Alpha Condé se fait plutôt hara-kiri, aussi longtemps que l’issue du référendum constitutionnel ne saurait lui être favorable de quelque manière, il est fort plausible que cet autre épisode vienne plutôt corser la contestation à l’encontre d’Alpha Condé en quête pourtant de davantage de légitimité au travers d’élus plutôt acquis à sa cause, au su du leadership de sa formation politique. Seulement face à la détermination de ses compatriotes à l’évincer du pouvoir, il pourrait plutôt subir un cinglant revers qui sonnera définitivement le glas pour lui.

 

Mary Ngom pour (App)

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