GUINEE EQUATORIALE : Obiang Nguema Mbasogo ouvre l’année judiciaire

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Le chef d’Etat et de gouvernement, son excellence Obiang Nguema Mbasogo, premier magistrat de la nation et président du Conseil supérieur de la magistrature, a présidé le mardi 15 janvier dernier, l’acte solennel d’ouverture de l’année judiciaire, qui s’est déroulé au palais de Conférences internationales de Sipopo à Malabo.

Prenant la parole en premier, lors de cette cérémonie traditionnelle, le procureur général de la Cour suprême, Anatolio Nzang Nguema, a présenté l’activité de son bureau, tout en fournissant des informations sur l’évolution de la criminalité, le fonctionnement de l’administration de la justice, et les résultats économiques des organes juridictionnels.

Pour sa part, le président de la Cour suprême, David Nguema Obiang, a présenté le rapport sur les procédures judiciaires.

L’Etat des lieux selon le chef de l’Etat

En sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature, Obiang Nguema Mbasogo a tenu à rappeler à l’ensemble des professionnels de la justice que la non-exécution des décisions de justice touche un grand nombre de personnes. « La simple réalité de cette situation paradoxale est qu’actuellement, les administrés ou la population recours par habeas corpus auprès de la Commission de plaintes et requêtes du parlement et du défenseur du peuple en ultime instance, comme recours de protection, quand elle ne reçoit pas une attention adéquate des organes judiciaires. Juger et faire exécuter est un mandat juridique qui requiert l’action transparente et palpable. Une sentence judiciaire ne signifie pas seulement évoquer le droit et la légalité, sinon elle exige de prendre des mesures coercitives qui obligent les parties à se soumettre au verdict des juges et tribunaux. Les juges, magistrats et procureurs ont le droit de recourir aux autorités exécutives compétentes, afin que leurs décisions soient respectées et exécutées », a martelé le chef suprême de la magistrature.

En guise de conseils au personnel de la justice, Obiang Nguema Mbasogo a également parlé de la prolifération d’actes criminels et de meurtres dans le pays, « une situation extrêmement préoccupante pour le peuple et le gouvernement ». Par conséquent, dans ces cas de meurtres avérés, des peines et des sanctions doivent être appliquées ».

Et pour plus de transparence, il a plaidé en faveur de la tenue de procès en public, avec la participation de la presse, afin d’informer la population sur le niveau des peines et condamnations infligées à ces délinquants et criminels. De la même manière, exécuter suppose, selon lui,  dépurer les termes de la sentence judiciaire. A cet effet, un individu condamné à un an de prison ne saurait jouir de la liberté provisoire avant de purger la peine.

S’agissant de l’impunité et la corruption, le chef de l’Etat a été ferme : « Concernant les cas de criminalités, il paraît qu’elles se traitent dans la discrétion et les décisions finales ne sont pas connues du public. A partir de là, plusieurs délinquants et criminels, bien qu’ils aient été jugés et condamnés bénéficient d’une totale impunité et récidivent les mêmes délits. D’un autre côté, l’on enregistre des supposés intérêts économiques occultes de la part des magistrats, juges, Procureurs et personnel judiciaire, quand ils prononcent des libertés sous condition et libertés provisoires, moyennant le paiement d’une caution qui est malheureusement détournée. Egalement, l’on enregistre dans le pays des actions de criminalité et assassinats qui prolifèrent ces derniers mois et cause une préoccupation au peuple et au gouvernement », a dénoncé le chef de l’Etat.

Innovations…

Etant entendu que les magistrats ne sauraient jouir d’une impunité quand ils se montrent complices de certains vices, le président Obiang  Nguema estime que  pour corriger toutes ces irrégularités observées çà et là, il est prévu la création d’un Service d’inspection des parquets et tribunaux dont la mission est de veiller périodiquement à l’exécution des décisions judiciaires. L’importance du pouvoir judiciaire est très capitale  pour le fonctionnement d’un Etat de droit. Il l’est davantage pour la Guinée équatoriale qui oriente son Programme de développement économique et social, au cours des prochaines années, vers la diversification des sources de production, l’industrialisation de la production nationale, ce qui suppose la garantie des investissements du secteur privé. « L’investissement privé, national tout comme étranger, ne peut se garantir dans un pays s’il ne jouit pas d’une sécurité juridique comme condition essentielle pour son efficace développement et rentabilité. Dans ce sens, une déficience dans la sécurité juridique des entreprises investisseuses est un frein total dans l’investissement étranger et au développement du pays », indique-t-il.

De même, il a invité le pouvoir judiciaire et l’Institut de pratiques judiciaires à organiser périodiquement des cours de formation et de recyclage afin de combler les lacunes académiques enregistrées dans le corps. Ceci passe par l’établissement des calendriers de formation pour les juges. par Victor Bakomba


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