Le couple présidentiel équato-guinéen a présidé l’inauguration du complexe hospitalier du district de Baney, Don Pastor Torao Sicara, et le lancement du Centre pour la recherche en santé, situé dans la même localité de la province de Bioko Norte.

Doté d’un laboratoire de recherche et du siège qui hébergera les installations de l’Institut de recherche en santé publique de Guinée équatoriale, cet hôpital de district pour la recherche clinique dispose d’un laboratoire exceptionnel qui servira de centre de formation aux équipements scientifiques de pointe, utilisés pour étudier les maladies et les infections tropicales.

Prenant la parole, le représentant de la société Marathon Oil a déclaré que le nouveau complexe hospitalier donnerait au gouvernement la capacité d’identifier et de définir les maladies nouvelles et émergentes, ainsi que les maladies régionales pouvant être nocives, telles que le paludisme et Ebola.

Pour le vice-ministre de la Santé, la mise en route de l’hôpital Don Pastor Torao Sicara, qui coïncidait avec le 15ème  anniversaire de l’existence du projet de lutte contre le paludisme sur l’île, symbolisait le renouvellement de l’engagement du gouvernement d’éliminer le paludisme du territoire de la République de Guinée équatoriale.

Dans son discours, le ministre des Mines et des Hydrocarbures, Gabriel Mbega Obiang Lima, a souligné que le projet, en plus d’être l’épicentre du centre de recherche et de santé pour les habitants de Baney et des autres villages environnants, témoigne également de l’intérêt de la Gouvernement de la République de Guinée équatoriale à éradiquer le paludisme dans notre pays. « Au cours des dernières années, le ministère des Mines et des Hydrocarbures, la société Marathon et les partenaires du projet Alba financent les recherches nécessaires à la réalisation d’un vaccin contre le paludisme, qui permettra de sauver des vies humaines, en Guinée équatoriale et à l’étranger, et dont les résultats seront annoncés prochainement », a déclaré Gabriel Mbega Obiang

Dans ses directives, et en présence de la présidente du Sénat, Teresa Efua Asangono, des présidents de la Cour suprême de justice et de la Cour constitutionnelle, du Médiateur, du Premier ministre, et d’autres membres du gouvernement et du corps diplomatique, parmi d’autres autorités national, local et universitaire, le chef de l’Etat a exprimé l’intérêt du gouvernement dans le domaine de la santé: « Au niveau mondial, on est de plus en plus convaincu de la nécessité d’investir dans la recherche en ce qui concerne la santé, en fonction des besoins du pays, toujours à la recherche de garanties, en matière de protection sanitaire des populations ».

En ce sens, a poursuivi le président, « le gouvernement a pris l’initiative de créer et de lancer le Prix international Unesco-Guinée équatoriale pour la recherche en sciences de la vie; et le paludisme est l’une des priorités ».

Son excellence  Obiang Nguema Mbasogo a également souligné que « le paludisme touchait la population vulnérable, comme les femmes et les enfants, qui meurent chaque année, et les chiffres sont alarmants. Mais des outils, à la pointe de la technologie, ont considérablement réduit la prévalence des moustiques sur l’île de Bioko, et ont réduit le nombre de morts et de souffrances de la population ».

Pour le père de la nation, « avec le démarrage du centre de recherche, les portes s’ouvrent pour traiter scientifiquement, non seulement le paludisme, mais aussi d’autres maladies qui touchent notre pays (…) La santé est l’un des piliers essentiels de la stratégie de développement intégré, en particulier pour atteindre les objectifs de développement durable ».

Après avoir visité les installations du nouveau centre hospitalier, le chef de l’Etat équato-guinéen a apposé sa signature sur la rubrique symbolique de la constitution de l’Institut scientifique de la République de Guinée équatoriale. C’était en présence de la première Dame, Constancia Mangue de Obiang et d’autres personnalités nationales. Dans une projection audiovisuelle, les universitaires présents ont expliqué le fonctionnement du complexe.

Les travaux ont duré trois ans et permettront de résoudre les problèmes de santé des quelque 16 000 habitants du district de Baney.

Le Centre de recherche de Baney a été financé par le gouvernement, par l’intermédiaire du ministère des Mines et des Hydrocarbures, en collaboration avec la compagnie pétrolière Marathon et les membres du bloc Alba. par Desire Njana

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