(Agence de presse panafricaine) -Célébrée dans un contexte particulier, l’édition 2020 de la journée mondiale de la liberté de la presse interpelle néanmoins les professionnels de cette corporation à une prise de conscience collective sans laquelle la presse se décimera sans avoir été frappée par la pandémie de l’heure qui a eu le mérite d’étaler au grand jour les tares de celle-ci tenant entre autres de l’étroitesse de ses ressources financières et donc de la survie et bien évidemment la sédentarisation de ses ressources humaines qui connaissent la plus forte mobilité bien qu’elles ne voltigent guère.

 

 

 

Toutes choses qui à l’analyse altèrent davantage  les préceptes commandant la liberté de la presse entendue comme le libre-exercice de cette noble profession qui est la nôtre et qui nous attribue la posture de narrateurs du quotidien. Aussi peut- on comprendre qu’en plus de subir une discrimination en ce qui concerne l’accès à l’information de première main, la presse en soit à être instrumentalisée par les adeptes de la manipulation servile de l’auditoire, alors que de nombreux journalistes continuent de risquer leur vie pour collecter et traiter des informations capitales pour la survie même de l’espèce humaine. Des risques assujettis aux engagements des partenaires sociaux incluant les pouvoirs publics qui malheureusement ne respectent pas toujours leurs engagements vis-à-vis de la presse tant il subsiste des emprisonnements et pire des exécutions sommaires de journalistes en de nombreux pays du globe. et c’est fort à propos qu’un vibrant hommage a été rendu à ceux des journalistes qui, au risque de leur vie s’étripent à aider le public à savoir comment agir et les gouvernements à prendre des décisions en connaissance de cause.

 

il en est notamment ainsi pour cette guerre ouverte contre la pandémie pour laquelle la presse est une fois encore au front en matière de sensibilisation et de véhicule des messages gouvernementaux, tant il est vrai que «En ce moment où le monde est lancé dans une guerre ouverte contre la désinformation, cette journée est l’occasion de célébrer l’importance, le caractère vital du journalisme, en abordant également les questions relatives à la déontologie. C’est l’occasion de donner un plus grand écho aux campagnes lancées par l’UNESCO contre la désinformation et la désinformation. Car, la Journée mondiale de la liberté de la presse est aussi un jour de soutien aux médias et aux professionnels des médias qui sont des cibles des restrictions de la liberté de la presse sous différentes formes. C’est aussi une journée du souvenir pour les journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession». Surtout que la pandémie de COVID-19 nous fait basculer dans l’inquiétude et l’incertitude, l’information libre nous est essentielle pour faire face à la crise, la comprendre, la penser, et la surmonter.

Hermine Yeye pour (App)

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