La chronique France-Afrique : Les ambigüités d’une relation

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(agence de presse panafricaine ) Plus de cinquante ans après les indépendances, le fait se perpétue au grand dam des populations des pays francophones d’Afrique qui continue de trinquer. L’aventure ambiguë continue.

Si les américains avaient eu de bonnes raisons de considérer le général De Gaulle comme un menteur ou alors d’appeler Hitler, général Micro, les faits étaient avérés. En effet, de tout ce que De Gaulle a eu à faire, l’intérêt était l’objectif  premier et ultime à atteindre comme toute œuvre coloniale d’ailleurs. Ayant occupé la zone maudite qu’on appelle en d’autre terme : « l’Afrique Francophone », on réalise de nos jours que cette zone est truffée d’accords inégaux qui ne rapportent qu’à une seule partie : la France. 

Non seulement qu’elle est truffée d’accords à sens unique, mais aussi ces accords sont soutenus et entretenus par les africains eux-mêmes qui font tout pour les au profit de la mère patrie qu’est la France et au détriment des africains eux-mêmes. Si l’on s’en tient au cas de M. Léon Mba,  premier Président de la République du Gabon, nous serons naïvement étonnés de découvrir que ce premier Président gabonais exigeait du colonisateur juste après les indépendances, de lui accréditer un Ambassadeur qui (savait coloniser). Bien que cela, les colonisateurs ne s’empêchaient par de le prendre comme un personnage complexe.

Ce qui voulait dire que, malgré tout ce que l’homme noir pouvait faire au profit de l’homme blanc, il ne pouvait s’établir la moindre relation de confiance entre « l’homme blanc et l’homme noir ». Tout simplement par ce que l’homme français n’était avec l’homme noir que pour ses intérêts ! Et à chaque fois que les intérêts du colon étaient en jeu, tout homme noir qui marchait à l’encontre de cette visée était appelé à disparaitre. L’exemple de la famille présidentielle Bongo du Gabon étant une fois de plus là pour édifier les uns et les autres. N’est pas toujours elle qui gouverne le Gabon jusqu’alors ? L’intensité des relations entre cette famille Bongo et la France est telle la moindre incartade des autorités gabonaises ferait basculer les choses.

Du moins tant que les intérêts des français ne sont pas bafoués. Toutefois, il a été donné de constater avec regret le fait que, lorsque Mr Léon Mba, premier président gabonais malade, fut acheminé à Paris. A contrario, le clan Bongo ne se résuma pas à suivre le même itinéraire pour subir des soins médicaux. Mr Omar Bongo Ondimba, président gabonais, a préféré le Maroc où il perdra finalement sa vie. Un autre Bongo, le président Ali Bongo Ondimba, ayant été victime d’un malaise cardiaque, choisira plutôt d’aller en Arabie Saoudite pour les mêmes raisons.

A l’analyse de cette situation, une seule question taraude les esprits : après « tant de service rendu à la France », pourquoi cette famille s’est  résolue à éviter les services hospitaliers de France ? Ce sera à chacun de répondre à cette question de conscience. Par yves le Blanc


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