(Agence De Presse Panafricaine) – Situé au nord de la capitale économique de la cote d’ivoire et à 120 kilomètres de route, la commune de Tiasalé, abrite en son sein depuis plus de 30 ans une maison de l’intolérance couramment appelée maison close.

En 2019, Assalé Tiemoko, premier magistrat de ladite commune avait annoncé la fermeture de ce haut lieu de prostitution à travers un arrêté municipal, pour ainsi protéger sa population de ses effets néfastes, surtout certains mineurs qui sont devenus les acteurs majeurs.

Les portes du «  Gorille Bar » ont été fermées ce jeudi 20 février par la police municipale, en présence du premier et du deuxième adjoint au maire de Tiass alé. Joint ce matin au téléphone pour en savoir les motivations de cette fermeture, Assalé Tiemoko, a déclaré que “on ne dirige une institution avec l’état d’âme Soit on veut le changement, soit on ne le veut pas. Soit on protège la population, soit on ne la protège pas. Je ne suis pas venu pour juger les actes à valeur morales de mes prédécesseurs. Je constate que depuis 30 ans, ils ont toléré l’existence de ce lieu. C’est un choix. Moi j’ai choisi de le fermer. J’estime juste qu’il y a des choses qu’on ne peut pas accepter. La prostitution n’est pas punie par les lois ivoiriennes. Mais les lois ivoiriennes punissent le proxénétisme par fourniture de locaux, les peines encourues vont de 2 à 5 ans de prison et les amendes vont de 1 à 10 millions. Le maire est chargé d’appliquer les lois de la république sur le territoire de sa commune et je suis là pour appliquer les lois de la république, sans état d’âme. Nous avons été élus pour un mandat de 5 ans et nous allons l’accomplir sans faiblesse à la fin des cinq ans, il appartiendra aux populations de juger. Je ne veux plus de maison close dans cette ville. La loi est dure mais c’est la loi. Les questions du genre, que vont devenir les filles, ne m’intéressent pas. La mairie offre des appuis pour réaliser de petits projets. Celles parmi ces prostituées qui sont ivoiriennes et qui veulent changer de métier, peuvent s’adresser à la mairie. On étudiera leurs cas et prendrons les décisions qui s’imposent”

Stéphane Beti pour (App)

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