NIGER : Le procès en appel des activistes encore reporté au 11 mars 2019

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Lors de son audience publique du 11 février 2019, la Cour d’appel de Niamey, a encore renvoyé pour le 11 mars prochain, le procès en appel des activistes de la société civile nigérienne qui se sont mobilisés s’étaient pour obtenir du gouvernement, l’annulation de certaines mesures antisociales et impopulaires contenues dans la loi de finances 2018.

Tout a commencé le 25 mars 2018,  par une manifestation publique, interdite par les autorités, qui avait été organisée contre une loi de finances votée l’année précédente  et prévoyant des mesures d’austérité, de nouvelles taxes pour les petits commerçants et les ménages modestes.  On se souvient qu’à cette occasion, Ali Idrissa et les autres activistes avaient été arrêtés avant la manifestation à leurs bureaux et domiciles, et non sur le terrain des manifestations.  Après plus de quatre mois de détention préventive, ils ont été jugés le  24 juillet 2018. A l’issue de cette audience, le tribunal de Grande instance hors-classe de Niamey avait déclaré Ali Idrissa Nani, Nouhou Arzika, Moussa Tchangari, Lirwana Abdourahamane et plusieurs autres manifestants, coupables « d’organisation et participation à une manifestation interdite », « incitation à la violence et à l’agression» et «destruction de biens». C’est ainsi qu’ils avaient été condamnés à trois mois d’emprisonnement avec sursis et  20.000 Fcfa d’amende chacun, mais avaient aussitôt interjeté appel.

Prévu le 10 décembre dernier, leur procès en appel a été reporté au 11 février, avant d’être une fois de plus renvoyé au 11 mars prochain.

Pour Amnesty International, Il faut annuler la condamnation de cinq activistes et libérer ceux en détention arbitraire. «En dénonçant et en se mobilisant contre la loi des finances, ces activistes ont agi pour la défense et le respect des droits économiques et sociaux des populations. De ce fait, ils doivent être protégés, et non arrêtés arbitrairement et poursuivis par les autorités sur la base de fausses charges», a déclaré Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. Et de poursuivre : « Ils n’auraient jamais dû être arrêtés à plus forte raison condamnés.  Leur arrestation était arbitraire et motivée par des considérations politiques. La Cour d’appel doit annuler la condamnation et abandonner toutes les charges qui pèsent contre eux». Car, « Le fait d’organiser une manifestation pacifique contre la loi des finances ne peut en aucun cas être assimilé à une conspiration contre la sécurité de l’Etat. Le maintien d’un activiste en détention pendant neuf mois pour ces faits est arbitraire et inadmissible, » a conclu Kiné Fatim Diop.

Pour lui, « Les autorités doivent abandonner les charges contre Sadat et remettre en liberté toutes les personnes qui sont détenues arbitrairement parce qu’elles avaient exercé sans violence, leur droit à la liberté d’expression et de réunion ». par Ngom Mary


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