Nigeria: Le gouvernement double le salaire minimum

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Un accord a été trouvé avec les syndicats de travailleurs du public comme du privé après des mois de bras de fer et des menaces de grèves à répétition.

L’Annonce a donc été faite ce mardi 22 janvier 2019 par le ministre du travail : «Le gouvernement nigérian a accordé une augmentation de 50 % du salaire minimum », a dit Chris Ngige, après des mois de bras de fer avec les syndicats de travailleurs, plusieurs manifestations et des menaces de grèves.

Le salaire minimum dans le pays le plus peuplé d’Afrique est actuellement de 18 000 nairas, un peu moins de 52 dollars américains, 44 euros et 28600 Fcfa par mois pour les salariés du public comme du privé.

Dans les accords de novembre 2018, les gouverneurs des Etats avaient rejetés une proposition portant sur un montant de 30 000 nairas, qu’ils ont qualifiés carrément «d’impraticable». Ils ont émis de réserve sur la faisabilité d’une telle démarche sauf pour eux de «réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires ou d’augmenter les fonds du budget fédéral qui leur sont alloués

Le ministre du travail a donc déclaré à la presse que la somme de «27 000 nairas (environ 66 euros, 75 dollars américains et 43.000 Fcfa) mensuels a été approuvée, suite à une réunion du conseil national des Etats »

Inflation et croissance

Le nouvel accord, qui doit encore être ratifié par le Parlement, applicable aux secteurs privé et public, sera révisable tous les cinq ans. «Les entreprises employant moins de 25 personnes sont toutefois exemptées», a ajouté Chris Ngige.

Une décision qui donne d’autres latitudes aux entreprises, «les Etats et les organisations capables de payer plus de 27 000 nairas pourront le faire. Cela dépendra de leur capacité financière. Par exemple, le gouvernement fédéral a décidé de ne pas payer les travailleurs moins de 30 000 nairas», a déclaré le ministre du travail

Aucune réaction pour le moment des syndicats, qui ont menacé à plusieurs reprises de paralyser le pays s’ils n’obtenaient pas un minimum de 30 000 nairas.

L’inflation actuellement à 11,5 % actuellement est devenue une épine pour les gouvernant au Nigéria classé pourtant premier producteur de pétrole en Afrique, mais où l’on retrouve la majorité des plus de 180 millions d’habitants vivant dans la pauvreté.

Le chef de l’Etat sortant, Muhammadu Buhari, voit son bilan économique très contesté à moins d’un mois des élections générales au Nigeria, le 16 février, lors desquelles il se présentera pour un second mandat.

Le pays se remet difficilement de la récession et devrait voir son PIB augmenter de 2 % en 2019, selon le rapport du Fmi publié le 21 janvier 2019. Un chiffre revu à la baisse, les prévisions de croissance étant de 2,3 %.

Elise Murielle Seh


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