(Agence de presse panafricaine) -Les affaires africaines d’Éric Dupond-Moretti, nouveau ministre français de la Justice

 

 

Il est l’avocat du roi du Maroc, du Camerounais Maurice Kamto ou encore du Congolais Moïse Katumbi. Éric Dupond-Moretti devient le nouveau ministre français de la Justice. Le ténor du barreau de Paris avait fait de l’Afrique un axe de développement pour son cabinet. Suffisant pour qu’il cristallise l’actualité africaine suite à sa promotion au poste de ministre de la justice française, notamment auprès de ceux qui pensent qu’avec lui s’amélioreront à coup sûr les rapports de force entre ce pays et ses anciennes colonies ou ce qui en tient lieu

 

Le réputé pénaliste parti, ses clients vont-ils continuer à travailler avec son associé maître Antoine Vey ? Ce dernier le souhaite, il dit bien connaître ces dossiers et assure avoir été moteur dans le développement du cabinet vers l’Afrique. Un cabinet qui traite aujourd’hui une trentaine de dossiers sur le continent ce d’autant plus que jusqu’alors Éric Dupond-Moretti défendait notamment des opposants dans plusieurs pays d’Afrique francophone, comme Moïse Katumbi en RDC, Maurice Kamto au Cameroun, ainsi que l’homme d’affaires Sébastien Ajavon au Bénin. Au Gabon, il représente Ike Ngouoni Aila Oyouomi, l’ancien porte-parole de la présidence, poursuivi et incarcéré depuis décembre pour corruption. Son cabinet conseille également plusieurs États, comme le Maroc et le Congo-Brazzaville à qui il a notamment prodigué ses conseils sur la structure juridique du pays. En revanche, il n’a pas voulu défendre l’État congolais lors du procès de l’opposant Jean-Marie Michel Mokoko. «On a une vision tournée vers la protection des libertés fondamentales », explique son associé  Antoine Vey, et de poursuivre «on n’est pas là pour gagner de l’argent sur le dos d’États qui nous paraîtraient ne pas les respecter». On notera toutefois que le cabinet défend depuis 2018 l’État djiboutien, dans un dossier de biens mal acquis, suite à une plainte qui vise l’entourage du président Ismaïl Omar Guelleh.

 

 

 

Hermine Yeye pour (App)

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