Paris : Ambassade du Cameroun Les prestations consulaires suspendues

Partagez
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Selon un communiqué signé d’Antoine Ahmadou, chargé des affaire a.i. de l’ambassade du Cameroun à Paris, les prestations consulaires au sein du  consulat général sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision survient à la suite des événements qui ont eu lieu samedi  dernier. En effet, une cinquantaine de manifestants ont fait irruption dans les locaux de l’ambassade du Cameroun, situés dans le  XVIe arrondissement de la ville de Paris, le 26 janvier 2019, saccageant au passage tous les documents, et détruisant les portraits du chef de l’Etat, Paul Biya. Un acte de vandalisme sans précédent qui va certainement perturber pendant une bonne période le fonctionnement des différents services.

Après avoir été repoussés par la police, ils ont quitté les lieux pour poursuivre leur manifestation dans les rues de Paris.

En attendant les enquêtes, ces vandales seraient des Camerounais qui, depuis l’élection présidentielle du 7 octobre dernier ne loupent pas la moindre occasion pour manifester leurs hostilités à l’endroit du régime de Yaoundé.

Une ambassade sans ambassadeur

Cela peut paraître banal, mais il s’agit bien d’une réalité qui surprend. Depuis le 2 mars 2018, date de la nomination de son ex-occupant Samuel Mvondo Ayolo, au poste de directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, le poste d’ambassadeur du Cameroun en France est toujours vacant. C’est ainsi que la gestion des affaires courantes à l’ambassade du Cameroun en France est assurée par un chargé d’affaires, en la personne de Jean-Joseph Atangana qui, selon les spécialistes des questions  diplomatiques,  est limité dans ses prises de décisions et de fonction de représentation, en tant que chargé d’affaires.

Dans l’ordre de préséance protocolaire, il passe après un chef de mission diplomatique, contrairement à un ambassadeur plénipotentiaire De plus, il ne peut prendre des engagements politiques au nom du chef de l’État, entre autres restrictions.  Ce qui est dommage. par jean Yves


Partagez
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Read Previous

Cameroun : Marche du Mrc du 26 janvier 2019 Des blessés par balles parmi les manifestants

Read Next

Cameroun : Le parti de Maurice Kamto menacé d’interdiction

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *