(Agence de presse panafricaine) « La fuite est une défense. Lorsque l’on est acculé, quand on a perdu toutes ses ressources y compris sa science, son honneur et sa dignité, quand on a perdu le sens des valeurs, la peur du gendarme, quand on a plus de place chez les Hommes normaux, on fuit pour ne pas affronter le pire. On fuit pour que plus rien de grave n’arrive encore. Il reste que c’est une attitude propre aux lâches, aux inconséquents et à ceux qui ont des choses à se reprocher.

La fuite pour ne pas rendre des comptes

Maurice Kamto a des comptes à rendre à ceux qu’il a bluffés. Ceux à qui il a donné des assurances quant à sa victoire contre Paul Biya lors de la dernière élection présidentielle lui demandent des comptes, quand on lui demande des comptes, il crie au règlement de comptes. Et pourtant il doit rendre de grands comptes. Toutes ses sommes secrètement rassemblées dans les milieux aussi obscures que leurs objectifs devaient être remboursées par l’octroi de marchés publics à la pelle (fictifs et affectifs), des largesses fiscales et des tolérances douanières. Il leur en avait fait la promesse. Comment peut-il tenir ses engagements face aux pressions que vous exercez sur le président de facebook sur les pages des réseaux sociaux. D’où la fuite. La fuite en avant. Mais il n’ira pas loin, car les compromissions ont été tellement énormes dans ce mensonge qu’il n’est pas exclu que Maurice Kamto fasse l’objet d’un grand procès pour « escroquerie, abus de confiance aggravée, faux et usage du faux ».

La fuite pour ne pas dire la vérité

On demande tant de choses à Maurice Kamto. Dans l’espoir qu’il aura la bonne science de dire la vérité et toute la vérité au peuple camerounais. Quels sont ses liens avec la « Brigade anti sardinards » ? Les informations circulent faisant état d’une complicité intellectuelle avec ces loubards et ces sans-papiers, pour détruire l’image de Paul Biya à chaque sortie sur le sol européen ou en Amérique. La déliquescence de ce mouvement, qui se disloque de l’intérieur et de l’extérieur, laissant découvrir ses hideux secrets et ces monstrueux commanditaires peut donner l’envie de fuir à ceux qui rôdaient dans les environs de la Bas.

Quels sont ses rapports avec les mouvements sécessionnistes ? Quels pactes ont-ils signé en secret pour mener deux luttes parallèles ? Avant de se retrouver, plus tard, pour le partage du butin. Pendant leurs séjours concomitants à la prison centrale de Kondengui, Maurice Kamto et Sissiku Ayuk Tabe auraient souvent été vus en de longs apartés. Simple bon voisinage entre bagnards ? Je ne le crois pas. Dès son élargissement, Maurice Kamto a exigé la libération des leaders ambazoniens dont et surtout Sissiku Ayuk Tabe. Alors que son propre Vice-président au MRC, Mamadou Motta était en prison (et y est toujours) pour des motifs plus gentils que ceux pour lesquels les leaders sécessionnistes sont emprisonnés.

Quels sont ses liens (secrets et obscures) avec des lobbies ethno fascistes qui veulent fracasser la notion de vivre ensemble » si chère à tous les camerounais ? Le tribalisme ne s’était jamais aussi bien porté au Cameroun. Pourquoi refuser d’en parler et de fuir à toutes jambes quand une loi sur les propos tribaliste est en gestation au parlement ?

La peur d’avoir à dire combien d’argent il a reçu de la « Tontine » était devenu lancinante, intenable et le temps s’approchait déjà. N’est-ce pas en fin d’année que l’on « casse « les tontines ?

La fuite pour avoir menti

Il a menti. Et il en a honte. Il a dit avoir des PV. Il a dit qu’il a gagné. Il a dit qu’il était le président élu. Il a dit qu’il prêtera serment. Il a menti. Il a menti à ceux qui ont rejoint son camp et sa valetaille, et qui sont aujourd’hui malheureux et honteux. Il a menti en disant qu’il n’ira pas aux élections couplées du 09 octobre 2020 par ce que le code électoral était vicié. Pourtant, c’est avec ce même code électoral qu’il a « gagné » l’élection présidentielle d’octobre 2018. Et qui a fait de lui le « président élu » de la Rue publique du Cameroun. En prenant pour prétexte la crise anglophone, il a menti. En octobre 2018, la situation en zones anglophones était à son pire, ou tout au moins la même.

Pourtant, il est allé à l’élection et à été « élu ». Alors même que les têtes des civils et soldats roulaient dans la poussière dans le Ndian, la Mezam, le Ngonk-Etuna, le Lebialem et la Manyu.

Pour avoir menti qu’il n’a jamais négocié quoique ce soit, à titre personnel et intéressé avec le pouvoir de Paul Biya, Maurice Kamto sentait sa fin politique proche. Mais sauf une rupture abusive et malveillante du pacte, les spécialistes des manœuvres souterraines au Rdpc ne dévoileront aucun détail de ce qui se chuchote. D’ailleurs pourquoi en dire plus, puisque l’ennemi a déjà été mis à terre, vaincu et corrompu.

La fuite d’un commerce sans bénéfice

Les meetings et les marches blanches ne font plus recettes. Disons même que personne n’en veut plus. Autant les sous-préfets que les tontinards personne n’achète plus cette marchandise. Maurice Kamto a piteusement fait faillite dans la boutique des marches et des revendications populaires des victoires volées. Il fallait qu’il trouve un autre créneau pour rester sur le marché, même s’il fallait faire un sacrifice. Il a vendu le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, pour se relancer dans une autre affaire : le boycott des élections couplées du 09 février 2020.

Et il paraît que cela paie en termes d’enrichissement personnel et d’appauvrissement du parti. Mais pour Maurice Kamto, ce qui compte c’est son gain personnel et non ceux de Penda Ekoka, Sam Severin Ango, Dzongang, Sihm, Ndoki, Lipot, Célestin Djamen, Fogué… On dirait qu’il y a longtemps qu’il admirait le président éternel du Sdf, qui s’est bâtit une fortune personnelle avec un ou deux boycotts d’élections a Cameroun.

Fuir, fuir, fuir…

Oui, qu’il fuit et s’en aille au loin. Là où il était placé avant de fuir, on verra les signes de quelqu’un qui tremblait. Quelqu’un qui tremblait parce que la constitution des listes et des dossiers allait être une épreuve douloureuse, les élections une tourmente et l’après élections un enfer. Non ! Il ne pouvait pas. Et maintenant, qu’il se taise ! D’ailleurs, point besoin de lui dire de se taire : sans députés, ni sénateurs ni conseillers municipaux, dans quel marché ira-t-il désormais vendre le Mrc.

J’oubliai qu’il serait en train de négocier pour entrer dans le prochain gouvernement, après les élections de février 2020, comme Bouba Bello en 1997 après un boycott. Toujours l’urgence de la fuite. La politique a des exigences d’anticipation, cette anticipation passe par la fuite. « Errare humanum est, perseverare est diabolicum ». Que Paul Biya, le peuple, et Dieu vous le pardonnent. Et ça, ça va se savoir…

App

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