Rca : Pénurie d’essence à Bangui

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( Agence de presse panafricaine ) L’incendie de la raffinerie de Limbe dans la région du Sud-ouest au Cameroun, survenu le 1er juin 2019, joue les prolongations dans certains pays qui entourent le Cameroun. Du moins les effets de cet incident se font déjà ressentir

C’est le cas de Bangui, la capitale centrafricaine où les automobilistes subissent déjà la dure réalité du ravitaillement dans les stations-service. Les gens sont obligés d’attendre des heures et des heures avant d’obtenir quelques litres. Ici on ne remplit pas le réservoir. Les rues sont envahies par les motos et les revendeurs du carburant qui forment de longues files d’attente, espérant avoir quelques goutes aussi. Et du coup les inquiétudes montent.

Aimé Elouma, est moto-taximan rencontré devant une station-service à Bangui. Il raconte : «la situation devient compliquée. On jongle avec les heures, je me suis peiné de me lever à 5h du maton, croyant prendre la première place. Mais il est presque 10h du matin, que j’attends, on nous signale même qu’il n y a pas de carburant. Et là ma journée est gâtée et même après», dit-il très courroucé.

Les pompistes dans la même station expliquent qu’il y a du gasoil et non l’essence Super. Et du coup c’est l’assaut vers les revendeurs qui, ont encore quelques réserves et qui font leurs affaires. Ici, c’est à partir de 1000 Fcfa le litre. Du moins c’est 1200 Fcfa qu’il faut débourser pour avoir un litre d’Essence Super. C’est le prix à payer et c’est non négociable.

Pour M. Moungui Totto, c’est «400 à 500 Fcfa de plus à débourser à ce marché noir du carburant. Mais on n’a pas de choix, sinon garer nos engins et attendre voir ce qui va se passer», dit-il avec peine.

Certains cityoyens évoquent l’hypothèse des stocks de souveraineté. Emile Zoumba, expatrié vivant depuis une quinzaine d’années en Rca met le doigt sur l’abcès : «Chaque pays est appelé à avoir ce qu’on appelle vulgairement les réserves de sécurité qui doivent en principe servir à la nation toute entière lorsqu’il y a crise comme c’est le cas actuellement. On ne comprend donc pas comment à quelques jours seulement de l’incendie de la raffinerie du Cameroun, qu’on en soit à subir autant de peine. La Centrafrique devait en matière de prévisions, avoir une réserve assez importante pour permettre de couvrir le manque. Mais on constate tous qu’il n’y en a pas du tout », déclare-t-il.

Les assurances des autorités

Répondant aux différentes inquiétudes, le ministre de l’énergie assure que «le pays dispose de trois à quatre semaines de réserves et que des mesures ont été prises pour ravitailler Bangui très très rapidement».

Mais en attendant les véhicules sont garés

Par Abdou Diof App


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