Rca-Primarure
Dr.Arnaud Djoubaye Abazene , ministre des transports

(Agence de presse panafricaine) -Au sortir d’une énième crise institutionnelle marquée par les récentes échauffourées entre groupes rebelles et armée régulière il a fallu la perspicacité de celui qui assurait l’intérim du ministre de la justice, garde des Sceaux pour établir l’ampleur de la complicité au sein même des institutions républicaines et débusquer les comparses de ceux qui entendaient en réalité attenter à la vie du Président de la République réélu : Dr.Arnaud Djoubaye Abazene, par ailleurs ministre des transports.

 

 

 

 

Quand bien même cette action se sera voulue salvatrice, elle fut malheureusement mal interprétée, ne serait-ce qu’à en juger par le tollé général qui s’en suivit afin d’alimenter le doute quant à la dimension citoyenne de sieur Dr. Arnaud Djoubaye Abazene. Fort heureusement dans sa posture de toujours, il a su ignorer ces sons de cloche dissonants pour s’en tenir à l’essentiel ; désamorcer la crise sociale sous-jacente à la grève illimitée des exploitants de motos à l’usage commercial, les fameuses moto-taxis. Or, une telle situation pouvait engendrer une davantage perturbante, eu égard à l’importance de cette activité pour la mobilité sociale en Rca. Et c’est à juste titre que les usagers centrafricains ont adhéré aux prescriptions édictées par le ministre des transports en matière de sécurité routière : «On attendait voir dans la ville les conducteurs rouler sans gilets. Malheureusement, on s’est rendu compte que rare sont ceux qui portent le gilet. L’autre constat, c’est le port également de casque. Il y’a un certain nombre des conducteurs ne portent pas de casque, c’est aussi un autre défaut. Avec mon collègue de la sécurité publique, nous avons pris des mesures  allant dans le sens  de la répression. À compter de ce jour, ceux qui ne seront pas en règle  seront obligés d’être sanctionnés. Ça c’est clair. Il faut être en phase avec la règlementation.  Donc le port de gilet,  le port de casque sont obligatoire. I l faut avoir de permis également. Ceux qui veulent exercer les activités de motos-taxis, ils doivent se mettre en règle. Ceux qui ne veulent pas,  en tout cas les forces de l’ordre sont là pour réprimander ceux qui seront en marge de  la légalité», a fait savoir le ministre des transports.

 

 

 

 

Mais en fait, l’homme n’est point attaqué sur ce domaine pour lequel il présente plutôt des états de service rassurants aussi bien pour sa hiérarchie que pour les usagers centrafricains. Ses déboires tiennent davantage de sa posture de meilleur profil pour accéder à la primature dans la perspective de la formation d’un nouveau gouvernement au sortir de la prestation de serment du Président réélu. Aussi peut-on comprendre que ses adversaires présumés et/ou déclarés en soient à lui jeter l’opprobre par médias interposés, quand bien même au sein de l’opinion nationale il exhale plutôt des valeurs telles ; rectitude morale, loyalisme aux institutions et à celui qui les incarne et surtout promptitude à débusquer fauteurs de troubles et leurs complices pour la reconstitution de la légalité républicaine. Autant dire le légaliste sur les bords qui empêche les affidés du président déchu François Bozizé à assouvir leur sombre dessein et qui dès lors ne devrait point accéder au poste de Premier ministre. Or, l’action qui lui vaut les inimitiés aujourd’hui participe du principe même du droit positif qui voudrait une préalable levée d’immunité de tout parlementaire convaincu d’acte délictuel et rédhibitoire par excellence, comme ce fut notamment le cas pour ceux des députés ayant servi de relais aux groupes armés à l’origine de la tentative de déstabilisation du régime de décembre dernier. Mais le vouant littéralement à l’abattoir, ses adversaires et détracteurs savent pertinemment qu’il représente la meilleure chance pour la Rca que les Centrafricains veulent plus que jamais progressiste et mieux à même de se prendre en mains.

 

 

 

 

Par Jean François Hiac, pour (App) Paris

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