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Le mouvement TUJITETEYE
(Agence de presse panafricaine) -En République Démocratique du Congo, les violences sexuelles ainsi que celles basées sur le genre VSBG restent s’accentuent au quotidien. Pour en faire dénonciation, le mouvement des femmes TUJITETEYE a organisé une marche ce mercredi à Goma.
Avec une foule d’au moins une centaine des femmes munies des calicoats, le mouvement TUJITETEYE s’est fait voir sur la principale artère de la ville de GOMA chef-lieu du Nord-Kivu ce 31 mars avant de déposer un mémorandum au cabinet du gouverneur de province.
Le document a été réceptionné par l’un des conseillers de Carly Nzanzu Kasivita qui a reconnu la cause pour laquelle le mouvement a manifesté. Le mouvement TUJITETEYE évoque dans son mémo 7 cas qui ont défrayé la chronique à Goma et dans les territoires voisins au cours de trois premiers mois de l’année 2021. Ces cas comprennent entre autres deux femmes qui ont été fusillées à Goma, plus ou moins 20 femmes assassinées dans le territoire de Beni, une jeune fille décapitée par son fiancé à Sake dans le territoire de Masisi, une femme brûlée vive dans le territoire de Nyiragongo, une femme kidnappée dans le territoire de Rutshuru et le cas de la femme qui a été violemment tabassée par son mari à Goma,se servant d’un marteau et d’un fer à béton a cassé le bras gauche de sa femme.
Il ne s’agit-là que des cas illustratifs car des statistiques de la division provinciale du genre, 14 000 cas des VSBG ont été enregistrés au Nord-Kivu, rien qu’en 2020. ‘’Nous disons qu’une femme enlevée, battue, violée et tuée, c’est trop et inacceptable !’’, Pouvait on lire dans le mémorandum du mouvement TUJITETEYE. Le mouvement laisse entendre que l’urgence d’agir est-là et la balle se trouve dans le camp des autorités. Celles-ci doivent mettre les auteurs des VSBG hors d’état de nuire. TUJITETEYE cite les groupes armés locaux et étrangers, les bandits armés d’une part et les époux ainsi que les membres des familles et d’autres.
Le mouvement TUJITETEYE a formulé des recommandations dont l’application trouverait une issue à la problématique des VSBG, espère-t-il. Il s’agit de la mise en place d’un service sécuritaire se rapportant aux questions des violences conjugales et domestiques, la mise en place d’un système d’alerte au niveau des commissariats de la police et des quartiers qui aura pour missions d’alerter sur les questions liéesaux violences domestiques et conjugales auxquelles les femmes font face, rétablir la situation sécuritaire dans les différents territoires de la province et veiller à la protection des femmes, renforcer le processus de démobilisation des groupes armés dans la région, auteurs des violences faites aux femmes, disponibilités d’un fonds pour la prise en charge médicale et psycho-sociale des victimes des violences domestiques et conjugales, et enfin adopter et promulguer un édit provincial protégeant les femmes contre les violences conjugales et domestiques.
Le mouvement TUJITETEYE qui poursuit le plaidoyer contre les violences sexuelles et basées sur le genre affirme avoir constaté amèrement que les cas des VSBG sont montés particulièrement au Nord-Kivu depuis plus d’une décennie. Pour ce mouvement féminin, l’implication de l’État est susceptible d’apporter changement à cette situation.
Salomon Mubasi, (cp) pou (App) RDC

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