(Agence de presse panafricaine) L’attentat a eu lieu Mardi soir, à soixante kilomètres au nord de Beni, dans l’Est du pays et, elle est attribuée à une milice d’origine Ougandaise des forces démocratiques alliées (ADF), ont indiqué mercredi des sources locales.

« Les ADF ont fait incursion vers 20H00 (18H00 GMT) dans la localité de Kokola. Ils ont tué dix civils, certains par arme blanche et d’autres par arme à feu », a déclaré Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

L’armée régulière avait annoncé la semaine dernière, des opérations d’envergure dans cette région, théâtre de massacres de civil depuis cinq ans et d’une épidémie d’Ebola déclarée le 1er août 2018.

«Les ADF sont coincés par le feu de l’armée congolaise. C’est ainsi qu’ils cherchent à semer la terreur au sein de la population. Nous continuons notre travail. Cependant nous déplorons ce qui est arrivé à nos compatriotes à Kokola », a déclaré un porte-parole de l’armée dans la région, le major Mak Hazukay, même s’il a refusé de se prononcer sur le bilan humain de l’attaque des miliciens.

Deux responsables de la société civile ont regretté que les opérations militaires se concentrent autour de la ville de Beni, qui abrite aussi une base de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) : « Pourquoi les opérations militaires se concentrent-elles seulement autour de la ville de Béni ? Ce sont pourtant les agglomérations du territoire qui sont beaucoup plus visées par les ADF », a déclaré la présidente de la société civile, Noella Katongerwaki.

Retrait programmé de la Monusco

« Nous saluons le lancement des opérations militaires mais nous demandons que cela se fasse sur les trois axes: centre, sud et nord. Ces opérations ont été lancées seulement au centre, autour de Beni ville, et nous avons l’impression qu’on laisse un couloir vers le nord où nous avons observé les déplacements des ADF de l’est vers l’ouest pour s’échapper, a renchéri son collègue Teddy Kataliko.

Historiquement des rebelles ougandais qui luttent contre le président Yoweri Museveni, les ADF se sont repliés dans l’est de la RDC dans les années 90. L’État islamique a revendiqué certaines de leurs dernières attaques depuis le début de l’année, mais il n’y a pas de preuve irréfutable d’une affiliation des ADF au groupe Etat islamique – province d’Afrique centrale.

Par N.R.E App

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