Retombées du Grand Dialogue National : Paul Biya en pôle position pour le Nobel de la paix

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(Agence de presse panafricaine) Au sortir du grand Dialogue National qui aura tenu en haleine le Cameroun tout entier cinq jours durant, l’on ressent inéluctablement une décrispation sociopolitique entérinée autant par l’élargissement en masse de personnes interpellées et incarcérées dans le cadre de cette crise que des politiques en mal de reconnaissance et ayant clamé à tort un hold-up électoral à leur encontre, suite au plébiscite qui permit à Paul Biya de rempiler.

On le savait épris de paix et artisan invétéré de celle-ci ; ne serait-ce qu’à en juger par l’option qui le révéla aux yeux du monde au plus fort du conflit frontalier sur la presqu’île de Bakassi qui subit de nombreuses années durant l’annexion de fait de l’armée nigériane assortie de l’exploitation indue des ressources pétrolières et halieutiques dudit ressort territorial camerounais. Mais loin de recourir comme son antagoniste à la force armée ; il opta plutôt au rétablissement de la vérité première tenant de l’indubitabilité de la camerounité de ce territoire alors querellé. Et depuis lors, on assimile cela non plus à de la jurisprudence ; mais à la manifestation patente d’une singulière culture de la paix qui devrait valoir à Paul Biya, la distinction ultime en la matière : le prix Nobel de la paix pour lequel même ses détracteurs et adversaires s’accordent à lui reconnaître des aptitudes exceptionnelles au point de faire des émules au sein de la classe dirigeante continentale.

Toutefois, loin de s’y confiner, Paul Biya n’a de cesse de multiplier de bons auspices pour en faire une personnalité de premier plan aussi longtemps qu’il y va de concilier les parties en conflit ouvert ou latent ; ainsi en a-t-il notamment été au plus fort des batailles successorales au Gabon, suite au décès de son homologue Omar Bongo Ondimba, ou encore en Rca entre Balaka et Seleka. Suffisant pour en faire le sage le plus consulté dans le continent en situation conflictuelle notamment, comme l’atteste par ailleurs son initiative de mutualisation des forces pour combattre la nébuleuse secte islamiste Boko Haram ou encore l’instauration de le force inter-africaine d’interposition. En somme, une diplomatie opérationnelle à plus d’un titre qui lui vaudrait bien la distinction évoquée supra : prix Nobel de la paix quand bien même il pourrait y avoir d’autres critères que nous sommes loin de maîtriser.

Par Hermine Yeye App


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