Tchad-Cameroun-RCA
l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural au Tchad

(Agence de presse panafricaine) -Le président de l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural au Tchad, Rodrigue Deuba Tchoke, a convié la presse le 03 novembre 2020 à N’Djaména. Occasion pour lui, de lancer un vibrant appel aux acteurs de la société civile, aux organisations humanitaires et non gouvernementales, aux artistes, aux avocats et aux personnes de bonne volonté, dans le but de Comprendre et combattre les enlèvements contre rançon.

 

 

 

 

Ce 03 novembre 2020, à N’Djaména, les membres de l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural ont commencé leur point de presse par une prière pour le repos de l’âme d’Évelyne Sincère, une élève Haïtienne de 21 ans, enlevée le 29 octobre 2020 et dont le cadavre a été découvert le 1er novembre dans une poubelle. « Les malfrats l’ont exécuté parce que ses parents n’avaient pas d’argent pour payer la rançon demandée pour sa libération. Ce fait divers qui se passe à des milliers de kilomètres de chez nous, vient malheureusement allonger la longue liste des victimes des enlèvements contre rançon qui sont des faits récurrents dans les provinces du Mayo-Kebbi, du Logone Oriental, du Mandoul, de la Tandjilé et j’en passe », a d’entrée de jeu, souligné le président de l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural au Tchad, Rodrigue Deuba Tchoke.

 

Tchad-Cameroun-RCA
l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural au Tchad, Rodrigue Deuba Tchoke, face a la presse

Pour permettre à l’assistance de comprendre les prises d’otages contre rançon afin de les combattre, Rodrigue Deuba Tchoke, estime que les enlèvements contre rançon ne sont pas des faits nouveaux. « Depuis 2003, notre consultant analyste, auteur et essayiste Déli Sainzoumi Nestor, n’a cessé de publier des articles de presse sur le phénomène. Son livre : Penser les prises d’otages contre rançon, est un véritable bréviaire sur ce phénomène qui constitue, en réalité, une Traite des personnes ; c’est une nouvelle forme du terrorisme.  A ce jour, combien de familles sont appauvries suite aux paiements récurrents des rançons dont la demande la plus petite est estimée de nos jours à 1 million de francs CFA ? Combien de Tchadiens, de Centrafricains et de Camerounais sont égorgés ou exécutés, parce que leurs parents n’ont pas payé la rançon pour leur libération ? Ce banditisme qui se pratique sur nos frontières avec les pays voisins, à la lisière de la zone d’opération de Boko haram a appauvri et continue d’appauvrir nos provinces et villages. Les conséquences socio-économiques et politiques sont énormes. Et, c’est pour cette raison que l’Association des Jeunes pour l’Animation et le Développement Rural a décidé de ne plus rester indifférent », a expliqué Rodrigue Deuba Tchoke.

 

 

Cette initiative pensée par des jeunes tchadiens, pour la plupart des diplômés sans emploi, c’est-à-dire sans moyens financiers pour aller en guerre contre des réseaux maffieux, ces hors-la-loi qui narguent et terrorisent les populations vise à mettre fin à ce banditisme transfrontalier.

 

 

Mettre la main à la pâte  

 

 

Pour mettre hors d’état de nuire ces drogués, l’Association des Jeunes pour l’Animation et le Développement Rural appelle à une synergie d’action. « Nous comptons sur les fougues de la jeunesse du monde rural et de tous les jeunes Tchadiens qui savent qu’en l’absence de l’autorité de l’Etat, il faut une autodéfense communautaire pour faire face à ces démons de midi. Qu’ils nous rejoignent pour qu’ensemble, nous formions une Coalition pour sensibiliser et faire un plaidoyer pour mettre fin à ces drames qui se déroulent sous nos yeux. En effet, dans nos villages, nos parents ne peuvent plus aller librement au champ ; certains pères de famille ne dorment plus dans leur case au risque d’être kidnappés par les malfrats armés jusqu’aux dents », a déploré le leader de l’Association des jeunes.

 

« Plus jamais ça ! »

 

 

Les initiateurs de cette lutte contre les Zaraguina, ont mis des T-shirt « Plus jamais ça ! » sur le marché. Comme pour reprendre le maréchal du Tchad en 2012 : « Plus jamais de Matta-Léré ! » « Non aux enlèvements contre rançon ». Ce T-shirt, est destiné à tous les citoyens tchadiens, camerounais et centrafricains. Il suffit d’en acheter pour sauver symboliquement des vies. « Dans les semaines à venir, nous allons, à travers notre consultant analyste Déli Nestor, publier un livre comportant 20 propositions concrètes pour en finir avec les malfrats », a renchéri le président de l’Association des Jeunes pour l’Animation et le Développement Rural, Rodrigue Deuba Tchoke.

 

 

 

 

Steven Ngarhokarial, correspondant (App) Tchad

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here