Tchad hama mcpl
Dieudonné Djonabaye, président de la Hama
(Agence de presse panafricaine) -À quelques mois de la présidentielle prévue le 10 avril 2021, la Haute autorité de média et de l’audiovisuel (Hama), l’organe de régulation des médias au Tchad, entend mettre en musique une loi inique pour fermer les journaux. Sous l’initiative du leader du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés (MCPL), Sosthène  Mbernodji, des journalistes, activistes et défenseurs des droits de l’homme au Tchad, se donnent rendez-vous vendredi prochain, dans la rue et devant les locaux de la Hama, pour exprimer leur colère.
De sources dignes de foi, le président de la Hama, Dieudonné Djonabaye alias Bendjo, sort de son tiroir, à la surprise désagréable, la loi 031 qui exige que tous les directeurs des organes de presse et leurs rédacteurs en chef soient formés dans des écoles de journalisme. Sous la coupe de quelques militants influents du parti au pouvoir, Bendjo pousse le ridicule pour envoyer une lettre de mise en demeure à plus de 20 titres en leur demandant de se conformer dans 3 mois. Il se susurre que cette décision a été prise sans consulter les conseillers et quelques techniciens de la Hama. À travers cette lettre, Dieudonné Djonabaye montre à qui veut l’entendre, qu’il en veut à toute voix discordante, surtout celle qui ne cesse de dénoncer les abus du pouvoir depuis 30 ans, même Le journal N’Djaména Hebdo qui l’a formé. De manière claire, le biberon de la Fondation Grand Cœur de la première dame dont il est militant, le nourrit encore bien. En attendant d’être stoppé par le sifflet du MCPL même si Reporters sans frontière suit de près cette affaire.
Steven Ngarhokarial correspondant (App) Tchad

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