Togo: A un an de la présidentielle, Faure Gnassingbé a une ambition nuisible à la démocratie

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La crise sociopolitique que connaît le Togo aujourd’hui repose, en réalité, sur une question unique et fondamentale : Faure Gnassingbé, s’obstinera-t-il à se présenter à l’élection présidentielle de 2020, au regard du désir d’alternance suffisamment exprimé par le peuple togolais, de la détermination des populations à le faire partir, de l’impopularité de ses desseins égoïstes… ; envers et contre tous ?

Visiblement, ce fils de son père qui  est au pouvoir depuis  2005, a soif de briguer un 4ème mandat, et prolonger ainsi le règne familial sur le Togo. En tout cas, Il n’a jamais fait mystère de cette ambition ignoble, et ne manifeste  aucune velléité de retraite politique. Après avoir été réélu deux fois, en 2010 et 2015, il peaufine diaboliquement sa prochaine victoire en 2020, et Dieu seul sait s’il s’arrêtera en si bon chemin vers la royauté, au mépris du bien commun et de l’intérêt supérieur de la nation togolaise.

On se souvient qu’en fin juillet 2018, l’organisation sous-régionale avait soumis aux parties togolaises une feuille de route prévoyant notamment une accélération des procédures pour libérer les personnes arrêtées lors des manifestations, une révision du fichier électoral, une recomposition paritaire du bureau de la Ceni, une élection présidentielle à deux tours et une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Malheureusement, rien n’a été fait, et les législatives du 20 décembre dernier,  boycottées par l’opposition, ont annoncé les couleurs de la  présidentielle de 2020, et fait rejaillir, bien évidemment  la question de la possibilité du chef de l’Etat de se représenter. C’est ainsi que ces élections ont été rejetées et désavouées par l’Eglise et par une partie de la société civile, lesquelles appellent, elles-aussi, à l’interruption du processus pour s’atteler à une tâche supérieure et nettement plus utile : les réformes constitutionnelles et institutionnelles, autrement dit clarifier la question des mandats présidentiels.

Au regard de la situation inquiétante que présente le Togo aujourd’hui, il y a des raisons de se demander à quoi servirait un scrutin alors même que les réformes politiques et institutionnelles qui devaient le précéder continuent de diviser la classe politique ?


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