Togo : Du riz frelaté au port de Lomé La Ligue togolaise des consommateurs interpelle le chef de l’Etat

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Cette association met en garde toute personne ou autorité qui, sous   quelque prétexte, tenterait de faire rentrer sur le territoire togolais ce stock de riz impropre à la consommation, qui a été interdit de débarquement au port de Guinée.

Depuis le mois de décembre dernier un navire MV. Oceanprincess, en provenance de la Birmanie, rôde malicieusement sur les côtes du port de Lomé. Ceci dans le seul but d’espérer profiter d’une inattention des autorités togolaises pour extorquer une autorisation d’accoster, après une première escale manquée en République de la Guinée, où les propriétaires dudit navire ont tenté de décharger ce produit impropre à la consommation, avant de se voir opposer le refus du ministre du Commerce pour défaut de qualité. En effet, il s’est trouvé qu’après inspection, les services guinéens ont décelé des anomalies liées aux poids et à la qualité de ce mauvais riz birman. Ce qui a conduit les autorités guinéennes à prendre la mesure  de non autorisation de débarquement.

Le pot-aux-roses

C’est précisément le 27 décembre 2018 que la Ligue des consommateurs du Togo (Lct) a été alertée par des consommateurs d’une information selon laquelle un navire serait actuellement dans les eaux territoriales togolaises, contenant un stock de riz de qualité douteuse. Au regard du danger que courent les consommateurs du Togo si le navire obtenait l’autorisation d’accoster, la Lct a donné dès le lendemain 28 décembre 2018, une conférence de presse, au cours de laquelle elle a tiré la sonnette d’alarme sur ce riz impropre à la consommation, en provenance de la Birmanie, à bord du navire Oceanprincess.

C’est alors que, selon les informations en sa possession, elle a attiré l’attention des autorités portuaires, la douane togolaise, le ministère de l’agriculture et celui du Commerce, afin qu’ils prennent des mesures d’interdiction d’accoster dudit navire, comme cela a été le cas en Guinée,.

Faure Gnassingbé interpellé

Comme son homologue de Guinée, le ministre togolais de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’hydraulique, sur invitation de la Lct, a finalement pris une note  interdisant le débarquement de ce navire au port de Lomé. Mais curieusement, MV. Oceanprincess s’obstine jusqu’à ce jour à séjourner sur les côtes togolaises, en attente certainement d’un quelconque débouché, à la faveur de quelque  opération de corruption. L’inquiétude est d’autant plus évidente qu’il a été découvert que la cargaison en question est destinée à une société togolaise. Sinon,  comment pourrait-on expliquer une telle présence au port autonome de Lomé, alors que le ministre en charge du secteur a interdit le débarquement de ce « mauvais riz »? Autant de frayeurs qui ont amené la Lct à passer à la vitesse supérieure,  en invitant le  chef de l’Etat à trancher, à la suite des ordres donnés par son ministre.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que les scandales alimentaires sont signalés au Togo. Les exemples sont d’ailleurs de plus en plus récurrents. L’affaire du riz Begedou (un autre scandale de riz impropre à la consommation), et celle des Tilapias contaminés sont encore fraîches dans la mémoire des Togolais.


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