(Agence de presse panafricaine) -Alors que les enquêtes afférentes aux accidents mortels imputables à cette agence de voyages interurbains par autobus sont encore en cours, on s’y empresse plutôt de lever implicitement la suspension qu’elle encourt avec la bénédiction d’une presse aux ordres pour encenser son promoteur.

 

 

 

 

Ignorant les victimes de l’accident mortel qui lui vaut ladite suspension temporaire de ses activités les officiels de Finexs voyages ont tout naturellement organisé une messe œcuménique en leur agence de Douala-Douche où seuls les curieux et la presse triée sur le volet ont participé en toute défiance des autorités administratives et policières pourtant parties prenantes au litige engendré par cet accident mortel. Essaie-t-on ainsi à Finexs de se mettre en marge des dispositions réglementaires en étalant au grand jour la cupidité des dirigeants de l’agence ? On pourrait effectivement le penser puisqu’on se sera uniquement adossé sur les victimes dont un décédé et un autre en soins intensifs pour jouer sur l’émotion collective sans véritablement s’en préoccuper, sinon comment expliquer l’absence à cette messe d’actions de grâce de quelque membre des familles des victimes et pire encore l’empressement ayant motivé les officiels de Finexs alors que l’affaire n’est pas close en termes de responsabilités des uns et des autres ?

 

 

 

Le jeu-trouble de la presse

 

 

Dans ce sillage pourtant, la presse qui devrait réguler et relater la vérité première semble plutôt avoir pris fait et cause pour l’agence de voyages attestant de ce que sa présence était loin d’être anodine mais plutôt intéressée à plus d’un titre, en investissant littéralement le site des cérémonies au point d’être plus représentative que les personnels de Finexs. Tronquant ainsi la poursuite sereine des enquêtes toujours en cours, cette presse voudrait ainsi les voir plutôt bâclées afin de permettre à son mentor circonstanciel de perpétuer son activité criminelle en amoncelant désolation, tristesse et deuils en de nombreuses familles camerounaises. Aux confrères nous demanderons simplement s’il faille rechercher le gombo par tous les moyens quitte à sacrifier au passage d’honnêtes gens qui paient ainsi pour mourir ? car de moralisateurs, il se sont laissés aller aux basses considérations en faisant plutôt prévaloir la préservation d’une entreprise se mouvant pourtant en marge de la loi. A moins pour ces mêmes confrères d’ignorer la vérité première sur cet autre accident mortel imputé à Finexs, peut-être vaudrait-il mieux pour eux de s’informer préalablement avant de négocier tout gombo qui ne glisse pas automatiquement et qui pourrait à terme leur valoir davantage que celui que leur offre le promoteur de Finexs avec l’imminente révision de la loi sur la communication sociale que nous espérons davantage juste et mieux à même d’œuvrer effectivement à l’épanouissement des différents acteurs de la corporation qui est la nôtre au Cameroun, sans perpétuel recours à des mentors aussi circonstanciels qu’imbus de leurs personnes.

 

 

Nyobe Nyobe pour (App)

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