(Agence de presse panafricaine) -Le but de ce propos libre, disons –le d’entrée de jeu, est d’inviter les gouvernements africains  à associer la riposte contre les fake news (intox, informations fallacieuses, fausses informations ou fausses nouvelles), au titre des mesures barrières pour freiner la propagation du Corona virus.  

 

Pour le dire sans détours, la lutte contre cette pandémie devra  aussi s’accentuer sur les réseaux sociaux, car c’est sur ce terrain que le Covid-19 semble plus rapide et virale, de Lagos à Libreville en passant par Kinshassa, (par exemple), en contaminant psychologiquement des populations déjà soumises à l’épreuve du confinement partiel ou total, et habitées par un fort sentiment de peur vis-à-vis du lendemain.

 

Que faut-il entendre par propagation psychologique ?

Postuler en faveur d’une « propagation psychologique » du Corona virus peut à première vue sembler aberrant, si l’on considère le nombre sans cesse croissant des personnes infectées et des décès occasionnés par cet « ennemi invisible ».  Mais cette aberration apparente se dissipe très vite dès lors qu’on se rend compte que la plupart des populations d’Afrique (et d’ailleurs) s’informent via les plateformes de discussion numérique les plus en vue, à l’instar de Facebook et Whatsapp. Toute chose dont l’une des conséquences immédiates est l’exacerbation de la paranoïa, dans un contexte de crise, et où les populations, et même certains leaders d’opinion soutiennent haut et fort qu’il y aurait derrière la pandémie du Corona Virus, un sombre projet visant à décimer les populations africaines au moyen de vaccins contaminés, comme en témoignent les propos de ce leader spirituel rapportés dans cette capture d’écran.

Pourquoi mettre en place des cellules  de riposte numérique contre le Covid-19 ?

Face à la pandémie du Corona virus, la peur d’être contaminé et d’en mourir se propage plus vite que la maladie. Et la diffusion de quelques post publicitaires invitant les uns et les autres vers un usage responsable et citoyen des réseaux sociaux ne suffit pas à elle seule pour lutter contre ce sentiment de peur collective.  Pour nombre d’africains vivants sur le continent et ceux de la diaspora en effet, les médias officiels mentent et aucun gouvernement n’est réellement animé par le désir de protéger les masses populaires. Ce qui accentue non seulement la peur, mais aussi et surtout le sentiment de vulnérabilité et d’impuissance des couches sociales déjà affrontées à une pauvreté galopante, et qui utilisent les réseaux sociaux et les informations non-officielles comme une arme d’auto-défense.

 

Or, les réseaux sociaux sont la chasse-gardée des fake news, ainsi que le montre grossièrement ce faux article de presse aux relents génocidaires, en ce sen qu’il invite tout un groupe ethnique  à baisser la garde contre cet ennemi redoutable, alors qu’il a scientifiquement été  prouvé que tous les continents, tous les pays et tous les hommes sont égaux face au Corona virus.

En effet, la Bible déclare que : « mon peuple est détruit par faute de connaissance » (La Bible, Louis Second, Osée 4 :6). Il s’agit d’une connaissance stratégique rendue possible par l’accès à une information de qualité et utile, car « l’information c’est le pouvoir » ; comme l’indique l’écrivain John Ray Grisham. Pour finir, il faut que les gouvernements africains mettent en place des cellules de riposte numérique, pour identifier et lutter contre les intox les  plus virales, notamment celles qui accentuent le sentiment de peur, qui incitent les populations à se dérober des sources d’informations officielles et fiables, ainsi qu’au nom respect des mesures barrières mises en place par les Etats pour freiner la propagation du Corona virus.

 

 

Par Cyr Pavlov MOUSSA-MOUSSAVOU, Sociologue politique-Chrétien 

 

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