(Agence de Presse Panafricaine) – Le Sandra Tide, un bateau de type Crew servant à approvisionner les plateformes pétrolières, parti de Douala le 21 octobre 2019 à destination de Pointe Noire au Congo via le Gabon où, il a émis le des signaux de détresse au large des côtes gabonaises le 24 du même mois et suscité l’intervention des autorités maritimes qui a permis d’évacuer le Capitaine du navire et son adjoint qui se trouvaient dans une situation sanitaire critique avec à son bord huit (08) membres d’équipage dont deux ( Commandants de bord et son adjoint), cinq (5) de nationalité Camerounaise et un (1) de nationalité Ghanéenne, selon un communiqué officiel du ministère de la Santé Gabobonaise parvenu à notre desk.

Selon notre source, dès la notification par la base d’épidémiologie de la région sanitaire Maritime (Port-Gentil), en charge de la surveillance sanitaire, du décès du Capitaine du navire et de l’hospitalisation de son adjoint dans le coma au service de réanimation de l’hôpital de Ntchengué, le ministre de la Santé a réuni une cellule de crise en présence du Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le 26 octobre 2019 à l’issue de laquelle il a été décidé de dépêcher  le même jour, sur Port-Gentil, une équipe d’intervention rapide. A son arrivée, cette dernière a intégré l’équipe de crise multisectorielle mise en place par le Gouverneur de la province de l’Ogooué Maritime.

De  leur première évaluation, il ressort que le cas index s’est produit hors de la communauté, ce qui limite la propagation d’une éventuelle maladie infectieuse.

La liste des personnes- contacts (personnel soignant et marins) qui ont approché les malades a été soigneusement établie et un suivi quotidien est effectué. Il a été procédé à l’évacuation du navire, à sa désinfection et à la mise en observation des autres membres de l’équipage dont trois ont été finalement hospitalisés pour des symptômes divers (hoquet, fatigue, diarrhée), mais sans aucune fièvre. Des pathologies qui s’apparentent au virus épidémiologique Ebola.

Des prélèvements de fluides biologiques des malades, de l’eau potable, des eaux usées, des restes de nourriture trouvés à bord du bateau, de même que l’écouvillonnage des conduites d’air conditionné ont été réalisés. Tous ces

échantillons seront analysés par le Centre International de Recherches Médicales

de Franceville (CIRMF).

Suite à l’inspection du navire, il a été procédé à la destruction des denrées alimentaires ainsi que l’ensemble des déchets trouvés à son bord par une unité spéciale du service d’hygiène et d’assainissement, laquelle veille aussi à l’incinération des équipements de protection individuelle et de tout le matériel utilisé lors de diverses interventions nécessitant un contact avec les malades.

Ce premier rapport a été communiqué ce jour, le 28 octobre 2019 à une plateforme multisectorielle en présence du Représentant de l’OMS. Assistaient à cette cellule de crise, les représentants de la Marine marchande, des Services de la Santé Militaire, du ministère de l’Intérieur, du ministère des Affaires Etrangères, des infectiologues et des biologistes.

Dans l’attente des résultats du CIRMF, qui seuls nous préciseront l’origine infectieuse ou non des troubles dont souffre l’équipage du Sandra Tide, coordination multisectorielle présidée par le Gouverneur de la province de l’Ogooué Maritime, dont nous saluons la diligence et le contrôle de la situation.

Les recommandations suivantes ont été émises : le « renforcement de la surveillance épidémiologique dans toutes les formations sanitaires de Port- Gentl », le « suivi régulier de tous les cas contacts répertoriés  », l’ « application rigoureuse des mesure tous les professionnels de la santé en contact avec les malades », l’ « acheminement urgent par voie aérienne (Hélicoptère) des prélèvements effectués ».

Des informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de

l’évolution de la situation, notamment, dès que les résultats d’analyses du IRMF nous seront parvenus.

Mais, pour autant des questionnements subsistent et taraudent les esprits. Dans quelle situation la Marine marchande s’est elle mise en œuvre et à quel niveau de sureté (niveau 1, 2 ou 3)? Combien d’heures ce sont écoulées avant l’intervention  Gabonaise ? La marine Gabonaise dispose –telle des moyens nécessaires d’intervention ? …

Par Yorick KOMBILA MANFOUMBY (APP)

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