Xénophobie : Lorsque des employés subissent les foudres des patrons à cause de la couleur de la peau

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( Agence de presse panafricaine ) Après avoir lu le témoignage de Magoum Ngue Kareen Ange, employée comme commerciale itinérante au sein de l’entreprise Caldeo en France et licenciée sans aucune raison, on est en droit de se poser quelques questions

Est-ce son jeune âge, la fougue qu’elle met à exercer les tâches qui lui sont confiées ou simplement, le fait d’avoir refusé de fermer les yeux dans les magouilles de ses chefs, il n’est pas évident aujourd’hui de dire avec exactitude ce qui s’est passé depuis qu’elle a signé sa lettre d’engagement : « ( )…Je n’ai eu pour unique chef que  Mr Erik Vendrôme. Malheureusement, ce dernier n’a pas semblé apprécié que je lui demande des comptes au regard de certains agissements lorsque  je me rendais compte qu’il se passait des choses anormales. Peut – être avait – il peur  que je « foute le bordel » (pour emprunter ses propos) au sein de l’entreprise puisqu’il était strictement interdit d’aborder la question des primes… ».

Une situation qui a entraîné son renvoie et, malgré les nombreuses démarches engagées, elle n’a jusqu’à présent pu obtenir gain de cause et, le droit de réponse adressé aux responsables de cette structure, afin d’apporter plus des éléments de réponses aux questions que suscite ce licenciement, ils sont restés indifférents.

Le traitement des africains au sein des entreprises dirigées par «  blancs »

Le cas de Magoum Ngue Kareen Ange n’est pas isolé. Au Cameroun, les plaintes sont légions, au ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, dans les commissariats et autres gendarmerie mais, rarement, les plaignants ont gain de cause face à la machine que représente malheureusement la corruption de certains. Là bas, on se rend compte que c’est le plus fort qui dicte sa loi.

Malgré la violation flagrante de leurs droits, rien n’est fait pour que la situation change. Quelques exemples ont été répertoriés sur les chantiers de Lom Pangar, Memvele… Là bas, ce sont les chinois qui dictent leur loi. Ils font ce qu’ils veulent, sans aucune crainte d’une quelconque répercussion.

Dans la capitale politique camerounaise, les plaintes affluent au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Ils sont comme des « rois » dans cette structure, sans aucune crainte des représailles.

Il ne s’agit là que de quelques échantillons de ce que vivent les camerounais qui ont le « malheur » de travailler sous ces « négriers » du 21ème siècle.

Il est temps que les autorités camerounaises, partout où le besoin se fait ressentir, prennent des dispositions afin d’accompagner leurs concitoyens à rentrer dans leurs droits. Ils sont parfois plus expérimentés, plus professionnels que leurs patrons mais, lorsque ces derniers restent dans la logique qu’il ne s’agit que des «  nègres », qui ne peuvent compter sur rien ni personne, on ne saurait parler de mondialisation, d’intégration, de monde planétaire… Une réalité qui doit changer dans l’urgence.

Par Ricci Eyock App


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