Zimbabwe: Violentes manifestations. Emmerson Mnangagwa regagne le pays en catastrophe

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Alors qu’il était en tournée à l’étranger, le président zimbabwéen a dû écourter son séjour, à la suite de la répression sanglante menée contre le mouvement de contestation sociale, qui a  embrasé les rues zimbabwéennes.

« Ce qui s’est passé est regrettable et tragique. Tout le monde a le droit de manifester, mais ce n’était pas une manifestation pacifique », a déclaré Emmerson Mnangagwa, le chef de l’Etat, sur son compte Twitter, hier, avant d’inviter le pays au dialogue. « J’invite les chefs de partis politiques, mais aussi les leaders religieux et civils à mettre nos divergences de côté et à nous rassembler ». Selon lui, la priorité est ailleurs : « Il faut que notre peuple se concentre sur son travail », a-t-il déclaré.

Même si le gouvernement met ce chaos au compte de l’opposition, accusée de fomenter le désordre, Emmerson Mnangagwa  a promis des sanctions en cas de « faute » des forces de l’ordre, après la répression meurtrière des manifestations : « Les violences ou les mauvais comportements de nos forces de sécurité sont inacceptables (…) le chaos et l’insubordination ne seront pas tolérés. Les fautes feront l’objet d’une enquête, s’il le faut des têtes tomberont », a-t-il assuré sur Twitter Et pour cause : ces manifestations antigouvernementales qui secouent son pays, ont fait jusqu‘à 12 morts et 78 blessés par balle, selon le Forum des Ong des droits de l’homme au Zimbabwe, une coalition d’organisations qui a recensé plus de 240 cas d’agressions et tortures.

Des violences vivement condamnées par la communauté internationale. De même, le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme a exhorté Harare à « arrêter la répression », s’alarmant du « recours excessif à la force », et les tirs présumés à balles réelles.

S’agissant des origines de ce mécontentement général, tout est parti d’un doublement du prix des carburants, à un moment où le coût de la vie est des plus insupportables ;  puis de la coupure unilatérale d’internet tentée par le gouvernement, mais déclarée illégale par la Cour suprême.

Dès son retour, le président prôné un retour à la normale : « Il y a des moyens de communication. Nous voulons un Zimbabwe développé », a-t-il déclaré. Aussitôt, internet et les réseaux étaient fonctionnels hier matin. Pour l’heure, des mesures d’apaisement se poursuivent.


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