Secteur bancaire La Bicec
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(Agence de presse panafricaine) -Un scandale financier peu connu du public, mais connu des hautes sphères de l’administration et salons feutrés se déroule en sourdine à la Banque Internationale pour l’Epargne et le Crédit  (Bicec).

 

 

Il convient de rappeler que cet établissement bancaire a volé de privatisation en privatisation d’abord la Barclays Bank dans les années 60, par la suite Bicic et enfin Bicec. En effet, cette grande banque à la souveraineté reconnue est, après la SCB, celle qui a été bradée en catimini entre 2018 et le 1er Octobre 2019 une fois de plus aux marocains, par la Banque Centrale Populaire (BCP). Ainsi, après avoir réussi à convaincre le groupe français BPCE de lui céder ses actifs, à hauteur de 68,5 %, un Directeur Général marocain du nom de M. Rochdi Sanhaji a été installé. Or, lors des négociations de vente à Rabat des responsables du ministère des finances ont perçu des sommes allant jusqu’à 500 millions de F Cfa; alors que Président du Conseil d’Administration, Jean Baptiste Bokam aussi, actuel et ancien secrétaire d’Etat à La défense percevait également d’importantes sommes d’argent, pour entériner cette braderie, non sans s’être au passage départis de quelques administrateurs locaux de la même banque au motif fallacieux de détournements à hauteur de plus de 40 milliards de F Cfa. Pourtant cette importante saignée financière serait la résultante d’une cacophonie savamment entretenue par les marocains et basée sur l’hypocrisie, le racisme et la mal gouvernance. Toutes choses qui ont conduit à la démission constante des Camerounais y travaillant. Ce d’autant plus que les Marocains procèdent à la centralisation des opérations depuis Rabat pour toute opération supérieure à 50 millions.

 

Descente aux enfers

 

Pour plusieurs employés en effet, la Bicec se porte très mal et se trouve au bord de la faillite. Le résultat net (RN) projeté pour l’année 2020 se trouve déficitaire de plus de 14.milliards de F Cfa prenant en compte l’impact des coûts d’intégration et des redressements fiscaux et de près de 9 milliards de F Cfa dans les hypothèses actuelles. Cela a conduit à ce que soit demandé l’arrêt des comptes au 30 Juin 2020 qui faisant apparaître un résultat intermédiaire déficitaire de plus e 7 milliards F Cfa. Avec autant d’indicateurs toutefois, on continue d’entuber les autorités monétaires nationales quant à improbable viabilité de la même banque.  Et quand bien même on pourrait justifier cette déplorable situation du fait des effets induits par la crise sanitaire encore en cours, il y a toutefois lieu d’y adjoindre outre des choix stratégiques inopérants et pire une communication des plus timorées au point que pour la rentrée scolaire 2020/2021, il n’ait pas été possible à la banque d’accorder les traditionnels crédits scolaires au motif de tensions de trésorerie, alors même que ce produit lui aura permis de tout temps de capter davantage de clientèle. Au demeurant, pour un budget initial de 17.016.000.000 CFA. Celui-ci est en progression du fait de l’accélération du provisionnement des contreparties suivantes non prévues au budget et d’un recouvrement qui tarde à porter ses fruits.

 

 

Inéluctable faillite

 

Au total, à la fin de l’exercice 2020, la Bicec courra un risque élevé et son résultat pourrait être lourdement déficitaire. Aussi y envisage-t-on une recapitalisation urgente à hauteur de 37.080.000.000 FCFA selon une source introduite qui a requis l’anonymat.  Chose très difficile aujourd’hui les marocains demanderaient à la partie camerounaise de le faire et les Camerounais s’y opposent. Les marocains en seraient ainsi à faire du chantage sibyllin à leurs partenaires camerounais en menaçant de publier la liste et les montants des pots de vins versés aux autorités monétaires locales ayant participé à la braderie ayant précédé leur reprise en mains de la banque. Du coup, il est de la responsabilité du ministère des finances de sauver la Bicec des mains inexpertes des marocains pour ne pas en rajouter au climat social suffisamment tendu de notre pays et réfréner la propension à l’érosion dangereuse du secteur bancaire tout en en sabotant la crédibilité induite.

 

 

Hermine Yeye pour (App)

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