(Agence de presse panafricaine) Plusieurs patients à leur arrivée dans une structure sanitaire publique se plaignent des attitudes peu avenantes du personnel soignant et des lenteurs dans l’accueil. Malgré les interpellations à la prise de conscience de l’actuel du ministre de la santé, le phénomène ne cesse pas.
 

Ce n’est un secret pour personne, l’accueil dans les services hospitaliers du Gabon est malade. Le premier contact du patient avec l’hôpital ne se passe pas toujours dans de bonnes conditions. Les visages crispés des infirmières et des comportements faisant le mépris sont servis la plupart du temps aux malades. Ce qui entraîne des désagréments divers et des éclats de voix de patients frustrés. Au centre hospitalier universitaire de Libreville communément appelé hôpital général, les urgences sont la porte d’entrée et le centre de tri des personnes souffrantes. ce sont les lenteurs et les procédures qui alourdissent le processus de prise en charge des malades. Plusieurs malades s’y plaignent du peu d’intérêt manifesté à leur égard lorsqu’ils arrivent. Certains sont ainsi obligés d’aller à la recherche d’une infirmière dont la courtoisie n’est pas garantie.
 
 

Pour ce médecin au centre de coordination de l’accueil et des urgences de l’hôpital général le service est divisé en trois unités, parmi lesquelles ,  la petite chirurgie, les consultations externes et l’observation. ” Dès qu’un malade arrive, on évalue rapidement le diagnostic. On fait la prescription en fonction de l’urgence la plus vitale “, explique-t-il. Au sujet des difficultés qu’évoquent les malades, il affirme : ” Le grand problème c’est la capacité d’accueil. On a peu de lits. Ainsi, les malades sont choisis par degrés divers “. Et c’est justement à ce niveau qu’existe le quiproquo. Les malades se plaignent des discriminations et des attitudes pas toujours avenantes. ” Lorsque le patient arrive on ouvre un dossier. Si le cas est urgent, il bénéficie d’un pack en deuxième intention, mais en réalité, il n’y a pas de pack aux urgences et les familles doivent s’en charger.

 

 

Pour ce technicienne de laboratoire, l’accueil à l’hôpital doit servir à orienter le malade et à le mettre dans les meilleures conditions avant la rencontre du médecin ou du spécialiste. Elle admet : ” Il y a des maladies qui nécessitent une intervention urgente, sinon c’est la mort. C’est ce qui entraîne parfois les files d’attente et les exaspérations de malades en consultation externe “.

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Je crois que les gens viennent à l’hôpital parce qu’ils ont un problème de santé. Il y a des personnes qui ont choisi comme métier d’aider ceux qui souffrent. Malheureusement, après leur formation, elles voient ce choix différemment. Les malades arrivent et on les traite comme si c’était une grande faveur qu’on leur faisait. Ça commence avec l’accueil, à partir de la guérite à l’entrée de l’hôpital. Le problème se pose aujourd’hui dans tous les hôpitaux. Un bon accueil peut commencer à soulager, même à plus 25%, le mal d’une personne qui souffre. Souligne François Ollomo inspecteur de santé à la retraite

 

 

Il existe cependant un grand décalage entre la théorie et la pratique
L’un des aspects, c’est que certains manquent de formation surtout les agents de sécurité, les brancardiers et les techniciens de surface .Mais même quand ils sont formés, il existe une mentalité qui veut qu’à chaque position où l’on se retrouve, il faut montrer qu’on a du pouvoir pour que l’usager qui arrive vous considère comme un grand responsable. Où une manière de soutirer des sous à un patient affaibli par la maladie qui ne veut qu’une chose, sa prise en charge.

 

 

La pédagogie ne semble pas pourtant passer , que la tutelle passe par des recyclages, mais aussi par la répression. Avec plus de sanctions,  le personnel comprendra qu’il est au service de la population.

Ulrich Corso SIMA ELLA, correspondant (App) 

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