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Panafricanisme, voie du salut !

Le panafricanisme est une idée politique et un mouvement qui promeut et encourage la pratique de la solidarité entre les africains où qu’ils soient dans le monde. Le panafricanisme est à la fois une vision sociale, culturelle et politique d’émancipation des africains et un mouvement qui vise à unifier les africains du continent et de la Diaspora africaine en une communauté africaine globale. Le cœur de son principe est la croyance que les peuples d’Afrique et de la Diaspora partagent une histoire et une destinée commune et que leur progrès social, économique et politique est lié à leur unité. Son objectif ultime est la réalisation d’une organisation politique intégrée de toutes les nations et peuples d’Afrique. Suffisant pour comprendre l’impératif de prise en mains du destin continental par nous-mêmes afin de défendre au mieux nos intérêts. Une assertion d’autant plus actuelle et vraie face aux mutations plurielles et singulièrement celles attachées à la maîtrise de l’information pour se départir des vieux clichés ayant assimilé le continent à une sorte de terre de parias devant leur survie à l’assistanat ou encore au paternalisme inhibiteur du monde occidental. Or, le croire serait perpétuer quelque néocolonialisme qui s’accommode désormais mal avec notre légitime aspiration à l’indépendance complète, entendue par ailleurs comme le creuset par excellence de notre plein épanouissement à tous points de vue. Aussi importe-t-il que la presse, celle que nous faisons, intègre de telles valeurs pour se positionner non plus en relais de la vision plutôt dyadique du monde occidental, mais bien plus en réponse concrète à l’aspiration exprimée supra : celle de faire du continent le point d’ancrage d’une saine émulation articulée autour des valeurs nobles d’arasement socioéconomique et de pertinence de ses réalités quotidiennes en tous secteurs.

Dans cette optique, notre organe, l’agence de presse panafricaine (APP) s’emploiera en conséquence de faire de l’instantanéité son cheval de bataille, évitant ainsi au continent d’accéder à une information quotidienne plutôt tronquée et forcément tendancieuse bradant au passage nos intérêts premiers à l’autel de compromissions et autres aliénations serviles au moment même où les enjeux de la mondialisation invitent plutôt au resserrement des rangs. Et qu’il s’agisse du politique, de l’économie, de la culture ou même du sport, notre traitement de l’information s’en tiendra à exalter la singularité africaine, question de parvenir à très brève échéance à une identité informationnelle continentale qui nous affranchira de cette manipulation récurrente de notre vécu. Car, il s’agit par ailleurs de sortir du carcan du mimétisme inhibiteur de toute créativité indispensable pour se bâtir une identité propre. Celle à laquelle devrait désormais se faire la presse panafricaine au travers d’arguments probants et révélateurs d’une parfaite maîtrise des sujets traités dans chacune de ses éditions, avec en prime une exclusivité permanente en termes de diffusion et surtout d’accès aux sources premières. Certes, cela induit une présence à tous les niveaux des strates sociales et notamment des instances dirigeantes qui jusqu’alors semblaient plutôt accorder la primauté aux organes occidentaux qui pourtant s’appuient généralement sur des correspondants locaux introduits et bénéficiant conséquemment de quelque considération des autorités compétentes et forcément du lectorat qui leur voue une crédibilité certaine. En somme, nous essayons à notre manière de promouvoir une presse africaine suffisamment engagée et ancrée en l’exaltation du meilleur pour le continent. Un continent plus que jamais déterminé à sortir des sentiers battus avec en toile de fond, la mise en exergue des valeurs qui sont les nôtres.

Au total et loin de vouloir refaire le paysage médiatique, notre combat se veut celui de faire du panafricanisme, le tremplin le mieux à même de taire les récriminations à l’encontre du continent tout en mettant en exergue ses prouesses, performances et talents. Surtout qu’il est l’heure de semer à tout vent la bonne graine élaguée des tares qui ont jusqu’ici contribué à maintenir le continent à la traîne.