Bicec scandale : A qui profite l’emprisonnement des deux employés ?

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( Agence de presse panafricaine ) En date du 06 mai 2019 un constat est fait par le service de la comptabilité faisant état d’un déséquilibre de la balance financière créant un déficit de 3 milliards dans les comptes de la banque.

Cela faisant suite à une révélation d’un client déclarant avoir reçu un virement de 400 millions de francs sans attente d’aucun effet pouvant justifier un tel crédit à son compte.

Suffisant pour mettre la puce à l’oreille des fins limiers du service informatique qui entendaient retracer cette opération peu orthodoxe qui ne pouvait ni émaner de la banque et encore moins de la direction des risques et conformité. Le rapport informatique fait état de ce que la fraude serait externe et non une complicité interne comme le pensent d’autres.

Pourtant ces derniers qu’on pourrait qualifier de victimes expiatoires sont manu militari désignés comme probables complices du bénéficiaire qui de bonne foi s’est lui-même dénoncé à la banque, alors qu’il aurait bien pu jouir de cette manne littéralement tombée du ciel. Pire encore ils sont conduits sans ménagement aucun à la police judiciaire comme de vulgaires criminels, eu égard au fort arsenal des agents de ce corps de police commis pour ce faire sans qu’ils se soient obligés à informer leurs collègues et familles…

Toutes choses qui ont plutôt alimenté chez ces derniers des craintes de kidnapping de ces deux agents et collègues, au su du climat sociopolitique qui est le nôtre, ce d’autant plus que ce n’est qu’après un jour passé à la police judiciaire que leur famille respective et collègues seront mis au courant de leur présence dans les locaux de cette unité de la police à Bonanjo.

Quid des préjudices subis ?

Une interpellation pour laquelle, ils seront maintenus en détention 18 jours durant, soit bien longtemps au-delà des dispositions légales régissant la garde à vue. Toujours est-il qu’ils sont libérés vers le 23 du même mois écoulé quand bien même ils sont tenus d’être à la disposition de la police judiciaire. C’est fort certainement de cette disposition expresse que quelque jours après, le procureur leur signifie de se présenter une fois de plus à la police judiciaire d’où ils sont déférés pour la prison centrale de New Bell le 03juin 2019 sans autre forme de procès et où ils sont jusqu’à ce jour détenus comme présumés coupables.

Or, il est de notoriété que dans le cadre de leurs fonctions ces deux employés n’ont pas d’habilitation à opérer à des modifications de toutes sortes dans le système informatique et que c’est après un lancement de traitement de fin de journée (TFJ) qui est une sorte de récapitulatif des opérations journalières de la banque qu’ils sont soupçonnés de complicité. Notons qu’un entre les deux venait d’être affecté à ce service et ne disposait même pas encore de profil type pour pouvoir effectuer son travail au quotidien. Nos sources à la police judiciaire nous font état de ce que ces deux jeunes camerounais qui cherchaient que leur pain quotidien ne connaissent rien de cette fraude et sont par conséquent innocents.

Notons que 5 personnes sont interpellées dans le cadre de cette affaire à savoir  trois clients et deux employés. Où sont passé les témoignages des clients arrêté ? Ceux-là d’après une source introduite révèlent qu’ils auraient reçu des coups de fils venant de l’extérieur leur informant des virements logés dans leurs comptes.

Par ailleurs des scellées (ordinateurs portables) récupérés à l’agence de Douala bassa sont portés disparus. Cette agence qui aurait pourtant été fortement impliquée à travers son serveur pour faciliter la fraude. Pourquoi donc arrêter ceux qui n’y sont pour rien ? Serait-ce un sacrifice décidé en haut lieu pour ne point ébruiter cet autre scandale qui viendrait irrémédiablement éroder dangereusement la notoriété induite de cette banque au sortir d’un précédent scandale qui la délesta de la rondelette somme de près de F Cfa 40 milliards ?. a lire la suite jeudi

Par Abdou Diof App


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