Cameroun Produits hydrocarbures : Le marché national inondé de carburant frelaté

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(Agence de presse panafricaine) Plus qu’un simple scandale subi par le ministre de l’eau et de l’énergie lui-même alors qu’il assurait la consommation des véhicules de sa suite au lieudit Total Dibamba, le phénomène était devenu récurrent depuis quelque temps en cette station-service, première en termes de volume et même de chiffres d’affaires en Afrique centrale. mais autant on se félicite des mesures conservatoires édictées par le ministre pour altérer la portée du phénomène et son extension à d’autres marketers, autant on peut valablement s’insurger contre l’entêtement de Total à passer outre les instructions du ministre en levant unilatéralement les scellées apposées sur ladite station-service afin de faire la lumière et dégager les responsabilités sur cette affaire, eu égard aux récriminations y afférentes exprimées fort à propos par le Réseau national des consommateurs du Cameroun (NRC) de Francis Hervé EYALLA SABA président exécutif national.

Analyse faite, on pourrait tenir pour responsable cet état de fait le marketer Total qui, fort du volume réalisé par cette station-service a cru y développer un faux grossier en se fondant sur ce que les usagers et consommateurs n’auraient point de recul nécessaire pour vérifier la qualité du carburant servi. mais mal lui en a pris avec la perpétuation de ce faux grossier qui mit ses stations-services en points de mire des services de contrôle qualité du ministère de l’eau et de l’énergie ne serait-ce qu’à en juger par les contrôles itératifs effectués à Dibamba et ailleurs. Malheureusement le phénomène avait gangrené la quasi-totalité du secteur, aussi longtemps que les mêmes récriminations ont été faites à l’encontre des stations Bocom, Petrolex et même Mrs

Fort heureusement, il a fallu que le ministre lui-même en fasse les frais pour qu’on sonne la fin de la récréation et que soit institué enfin un contrôle permanent de la qualité des produits hydrocarbures. et comme dit l’adage, à quelque chose, malheur est bon quand bien même le leader autoproclamé dudit secteur subira les affres de la réalité qui en fait la maillon fort dans la distribution de produits hydrocarbures frelatés. toutes choses qui devraient conséquemment mettre en branle le boycott des stations Total sur l’ensemble du territoire et non plus seulement à Douala et ses environs comme observé depuis les déboires du ministre de l’eau et de l’énergie.

Par Hermine Yeye App


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