Côte d’Ivoire- Législatives Monsieur Bahikro Adama
Monsieur Bahikro Adama ,candidat à la députation dans le district d'Abidjan notamment au Plateau

(Agence de presse panafricaine) -Le 6 mars prochain les Ivoiriens iront aux élections pour élire le début de leur circonscription. Monsieur Bahikro Adama candidat à la députation dans le district d’Abidjan notamment au Plateau nous donne les raisons de sa candidature dans cette interview.

 

 

 

(App) -Quelles sont les raisons pour lesquelles vous voulez être députés de cette commune ?

 

Nous sommes candidats parce que c’est notre commune. C’est elle qui nous a vu grandir et nous y sommes depuis plus de 30 ans. Nous pensons qu’il est important pour nous jeune et enfant de la commune d’aller à cette élection législative. Nous le faisons pour présenter et défendre les intérêts de nos populations. C’est notre objectif principal en allant à cette élection. Nous sommes convaincus que nous pouvons gagner parce que nous en avons les atouts. Nous n’avons pas certes de gros moyens comme nos concurrents mais nous avons le soutien de la population et la famille qui est soudée autour de nous. C’est un réel atout pour nous.

 

(App) -La commune du plateau reste le bastion des partis politiques. En vous portant candidat indépendant à cette élection n’avez-vous pas peur de ces grosses têtes présentées par les partis concurrents ?

 

Vous savez on ne va pas à des élections parce qu’on a beaucoup d’argent… Encore moins parce qu’on a des muscles. Mais on y va pour défendre quelque chose de réel. Il est vrai que le décor du Plateau est beau à voir. Mais les populations qui y résident vives une autre réalité. C’est cette réalité que nous voulons présenter au gouvernent. Cela permettra de montrer qu’il est vrai qu’il y a l’embellissement autour de cette commune. Mais la réalité des populations est différente. Quels que soient les moyens ou l’argent que les autres viendront distribuer, ils nous trouveront en face car nous sommes les natifs du Plateau. Nous savons mieux que quiconque les réalités de cette commune. Nous sommes donc le porte flambeau de cette population qui se lamente autour de nous.

 

 

(App) -En vous entendant parler on croirait que les populations du Plateau vivent dans une extrême misère. Et que leurs doléances ne seraient pas portées jusqu’ici au sein de l’hémicycle…

 

 

C’est juste un petit constat. Le député sortant du Plateau, nous ne l’avons pas encore vu dans un seul quartier de la commune présentant un projet de loi. Alors que le député c’est celui qui représente en premier les populations. C’est encore lui qui exprime les réalités des populations. Mais s’ils ne viennent pas au contact de ces populations comment est-ce qu’il exprime leur désir où les défendent-elles ?  Pour  avoir vécu dans la commune pendant 37 ans aucun des députés élu jusque-là n’est jamais revenu vers les populations. Nous voyons seulement des candidats qui sont élus. Ils ne reviennent que 5 ans après lors des élections suivantes. Nous pensons que c’est ce qu’il faut changer en tant que jeune de la commune. Nous connaissons les problèmes de la commune et c’est à nous que revient la tâche de représenter les populations et de parler en leur nom.

 

(App) -Si vous êtes élu au soir du 6 mars prochain et qu’un parti politique comme le partir au pouvoir ou  de l’opposition vous demandait de rejoindre leur rang.  Que Feriez-vous ?

 

Comme nous disions tantôt, notre objectif est de représenter les populations du Plateau. Sinon moi je suis du Pdci mon colistier et frère Diarra Mamadou fait partie de Concorde l’un des dissidents du Rhdp. Vous voyez que notre objectif n’est donc pas d’intégrer un parti politique. Mais d’aller proposer le désir des populations. Sinon nous ne serions point allés dire ni à Concorde et encore moins au Pdci que nous voulions les représenter. Parce que nous tenons à notre indépendance afin de  pouvoir exprimer les voix des populations. Et cela est possible. Mais si nous allons avec l’étiquette d’un parti politique cela sera impossible. Les populations doivent être sûres que nous sommes leurs enfants, leur frère et leur aîné. Nous n’y allons pas pour un parti politique.

 

 

(App) -La Côte d’Ivoire a connu des tensions lors de l’élection présidentielle en octobre dernier. Pour ces élections législatives on sait que la majorité des partis politiques comptent y prendre part. Pensez-vous  que ces élections puissent être entachées de violences ?

 

 

Il faut reconnaître que le pouvoir en place a déjà beaucoup fait. Notamment en acceptant de réorganiser la Commission électorale indépendante  pour que tous les partis  politiques puissent l’intégrer. Je pense que c’est déjà un bon signe. Cela me fait dire que cette élection sera très différente de la présidentielle et sera apaisée. Le pouvoir présente beaucoup d’entrain à aller à la réconciliation en libérant les prisonniers politiques. Nous avons même un candidat qui est en prison mais sa candidature a été retenue. L’effort que le gouvernement est en train de faire, je pense que cet effort va servir de leçon aux différents partis de l’opposition. Pour ma part je pense que nous aurons des élections très apaisées. Je suis heureux que tous les partis politiques se mettent ensemble pour participer à ce jeu démocratique.

 

(App) -Votre message de fin…

 

Nous souhaitons que les uns et les autres participent à ces élections. Nous appelons tous nos électeurs à venir exprimer leur voix, leur désir étant dans l’isoloir. Il est vrai que  certains candidats distribueront de l’argent . Mais Nous souhaitons que les uns et les autres viennent s’exprimer parce que c’est un devoir citoyen. Le député  est le porte-voix du peuple.  Prenons le cas de Jean-Luc Mélenchon en France,  il a eu à proposer  près de 400 projets de loi. Même ici en Côte d’Ivoire le député de Tiassalé Assalé Timoko, il fait partie des références en la matière. Il a fait des propositions en allant jusqu’à faire une proposition concernant l’annulation des frais du Comité de gestion des établissements scolaires (Coges)  qui existaient depuis le temps du feu président Félix Houphouët-Boigny. Et grâce à sa proposition l’État a compris et a dissous cela. Il n’appartenait à aucun parti politique. Je pense que nous aussi à notre niveau, donnerons aussi de la voix entant que candidat indépendant pour défendre le peuple. C’est pourquoi nous leur demandons de sortir massivement pour nous soutenir. Aux candidats indépendants nous devons garder en tête que c’est notre devoir de donner de la voix afin que les Parti politiques ne soient pas déçus.

Entretien mené par Stéphane Beti correspondant (App) Côte d’Ivoire

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