Gabon : Du chocolat au menu du remaniement

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( Agence de presse panafricaine ) La recette a été concoctée par une gabonaise qui a choisi les bords de l’Océan Atlantique pour étaler son savoir-faire et surtout valoriser le “made in Africa”.

Julie Nyangui, fondatrice d’une marque de chocolats portant son nom, est allée avec ses employés, faire le tour dans sa plantation de cacao située en bordure de l’océan Atlantique, à quelques kilomètres du parc national Raponda Walker.

Comme de bons paysans, on les vus, machettes en main, s’activer pour débroussailler et vérifier la bonne croissance de ses plants de cacao au milieu desquels sont plantés de citronniers et autres arbres fruitiers qui sont les matières premières dans la fabrication de ses chocolats.

C’est en tout cas la marque de la pionnière dans ce secteur avec l’utilisation de ses propres productions agricoles. Du chocolat aux saveurs fraiches avec la cannelle, du citron, du poivre, des fruits rouges de la forêt, de la banane, du café et bien d’autres ingrédients qui démontrent ici la grande passion d’une dame pour le chocolat. Pour elle, le défi africain est lancé. Et rien n’arrêtera son élan. Elle raconte son itinéraire, «je faisais venir du chocolat d’Europe et de France, mais un jour une dame m’a dit pourquoi ne pas faire du chocolat ici au Gabon? Alors, j’ai commencé à en faire avec des fèves du pays,  j’ai suivi deux formations flash et je me suis améliorée avec le temps. J’invente de nouvelles recettes, c’est une aventure passionnante mais c’est un travail rigoureux et tout doit être parfait », explique Julie installée aujourd’hui à son propre compte et gérant 18 femmes qui sont des employées. A 40 ans, elle est une marque.

Mais il faut le souligner, c’est un fait bien rare en Afrique, et singulièrement au Gabon, où la consommation courante est dominée par des produits alimentaires importés d’ailleurs et du Cameroun qui lui-même, ne s’investit pas beaucoup pour faire des marques comme le chocolat de Julie. C’est tout comme la transformation des matières premières qui sont exploitées sur le continent, mais sont difficilement transformées pour parvenir à un produit fini permettant aux populations d’en tirer un profit.

Son exemple peut-il donc être copié ? Question à 10 Fcfa.

Par Alexandra Mouto App


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