*** Local Caption *** Les fonctionnaires ont investi la fonction publique pour dénoncer plusieurs dysfonctionnements.

(Agence de presse panafricaine) -La fonction publique gabonaise après avoir levé la gel des recrutements et intégrations durant une période de trois ans, s’est investie depuis quelques mois à la reprise des recrutements et à la finalisation des dossiers de certains gabonais en attente de leur intégration. Mais comme par le passé, les familles non nanties dénoncent une gestion clientéliste de la part des services compétents.

 

 

 

L’entrée à la fonction publique au Gabon est un véritable parcours du combattant pour les diplômés issus des milieux non nantis. La fraude, le trafic d’influence, le népotisme dans certains cas sont les causes profondes de ce phénomène dont l’ampleur est si inquiétante au point où il est aujourd’hui indispensable d’inscrire la ‘’lutte contre la corruption’’ aux rangs des priorités dans l’agenda politique du Président Ali Bongo Ondimba. L’égalité des chances prônée par le Président Gabonais qui se bat inlassablement pour garnir le pays d’élites potentielles et indispensables pour le développement, a du mal à prendre forme. Malgré les différentes assises organisées par la tutelle pour assainir le système de recrutement, tous ces efforts sont sapés par des privilégiés de l’administration publique nommés à des hautes fonctions par le bon vouloir du Chef de l’Etat mais dont les agissements compromettent l’élan amorcé par ce dernier.

 

Griefs et ras-le-bol latent

 

Depuis la reprise des intégrations, on signale plusieurs griefs dans pour les ministères de la Santé, de la Culture, des Affaires sociales, de l’Éducation nationale. D’après les informations que nous disposons, certains auraient été intégrés dans la fonction publique sans avoir ni passer un concours, ni avoir été dans une grande école affiliée à un ministère, pendant près de deux mille personnes sont à l’attente des intégrations depuis plus de cinq ans. Ce désarroi est décrié le plus souvent par certains leaders syndicaux. Mais à l’épreuve des faits, les familles non nantis disent que la lutte contre ce fléau n’est qu’à ses débuts face à l’insouciance de quelques cadres de l’administration publique qui pensent qu’il suffit d’occuper une haute fonction pour se permettre tout. A titre de digression, il est judicieux de rappeler à cette catégorie spécifique d’agents de l’Etat que si les premiers fonctionnaires du Gabon avaient adopté la même attitude de recrutement beaucoup d’entre eux n’auraient pas accès aux fonctions de l’Etat. Pire, certains n’iront même pas à l’école. Ils ont eu le privilège d’accéder à ces fonctions parce que d’autres cadres avant eux ont donné la chance à tous les compatriotes sans considération aucune.

 

Pour ce faire, les yeux sont rivés sur le ministre Madeleine Berre, qui a la forte responsabilité depuis plus de deux ans de mettre en place un système de gestion des recrutements et des intégrations qui a un trait avec la politique de l’égalité des chances prônée par le Président gabonais.

 

 

Ulrich Corso Sima Ella, correspondant (APP) Gabon

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