(Agence de presse panafricaine) -Le Gabon élu le vendredi 11 juin 2021 membre non permanent de l’ONU, une fonction de plus dans le palmarès diplomatique du pays. Les populations heureuses de voir le pays récompensé à l’international mais s’interrogent-elles sur ce que gagne le pays ?

 

Après les mandats de 1978-1979, 1998-1999 et de 2010-2011, Le Gabon est à nouveau élu comme membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU. Un coup diplomatique réussi par le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba qui se dit récompensé par sa politique multilatéralisme, coopération entre les nations, et aussi à par ses efforts pour la paix, la sécurité, l’équilibre et la stabilité dans le monde.

 

Si cette cette distinction est saluée par les populations, mais reste aussi perplexes dans l’esprit des compatriotes sur les avantages que ces différentes fonctions apportent à la nation. En faisant la somme de ces gratifications  à l’international  qui prouvent que le Gabon est une nation avec un management infaillible ; il est une quatrième fois élu comme membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU ; Jean Ping fut président de la 59eme assemblée générale des nations unies de 2004 à 2005 et président de l’union africaine de 2008 à 2012. Malheureusement toutes ces différentes distinctions diplomatiques n’ont eu aucun impact sur le développement du pays, en disent les populations.

  Selon l’analyse du politologue  d’un professeur dans une université française, les membres non permanents du conseil de sécurité de l’ONU ne peuvent pas peser devant les membres permanents qui sont les plus grandes puissances mondiales (USA, Russie, France, Chine, Royaume Uni) qui ne fassent pas l’objet d’un renouvellement et disposent d’un droit de veto lors des votes du Conseil .Ce qui est différent des membres non permanents ,  qui participent bien sûr  aux activités du conseil et au vote sans véritable influence. Lors des prises de décisions, il suffit qu’un seul membre s’y oppose et la décision reste en suspens. Ces différents postes déjà occupés par le Gabon à l’international, ne sont pas rentables pour le pays.

Rappelons que  la composition de ce conseil est régie par l’article 23 du chapitre cinq de la charte. Il fait la distinction entre membres permanents et membres non permanents du Conseil de sécurité.

 

 

Ulrich Corso Sima Ella, correspondant (App) Gabon

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