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Manifestation Casserole

(Agence de presse panafricaine) -Le Gabon vit depuis six jours aux sons des casseroles chaque vingt heures, un mouvement lancé pour protester contre les mesures gouvernementales de lutte contre la covid-19. Dans la soirée de jeudi 18 février 2021, ces manifestations se sont tournées au vinaigre au quartier Pk6 et Pk7, d’où officiellement on nous parle de deux morts sur balle, mais pour l’instant on n’arrive pas a cerner l’origine de ces tirs qui endeuillent deux familles.

 

 

 

 

Qu’est ce réellement passé dans la soirée du jeudi 18 février dans les quartiers Pk6 et Pk7 ; et qui a réellement tiré sur les deux jeunes hommes qui ont trouvé la mort lors de cette soirée ? Sont autant de questions que posent  les populations qui ne savent pas quelle version des faits prendre en considération. Pour le commandant en chef de la police, il parle de deux manifestants  touchés par les balles, qui faisaient partie du groupe des jeunes ayant occasionné le jet des pierres avec les policiers. Quant au procureur de la république près le tribunal de Libreville, qui parle d’un véhicule de marque prado qui a été vu sur les lieux avec  à son bord des personnes cagoulées qui ont ouvert le feu sur les manifestants  causant la mort de ces deux compatriotes.

 

En descendant dans les quartiers concernés. Au Pk6 ou le jeune Gildas Iloko a trouvé la mort, l’un des riverains nous révèle la présence d’une double cabine blanche qui était couverte d’une voiture de la police et les deux sillonnaient ensemble. Selon lui,  avec tous les tirs enregistrés pendant cette soirée, il est difficile pour lui de dire exactement l’origine des tirs ayant causé la mort de Gildas Iloko qui cherchait à rentrer chez lui en tenant en main une casserole et une louche.

 

Chez l’autre victime de Djinky Emmane M’vono, un jeune étudiant inscrit au département géographie à l’université Omar Bongo, très connu dans son business de shiteur (photographe ambulant) qu’il exerçait pendant ses temps libres au rond-point de Nzeng-Ayong dans le sixième arrondissement de la commune de Libreville. Les jeunes de son quartier parlent des tirs venant d’une double cabinet qui était accompagné d’une voiture de la police. Pour eux, il s’agirait d’un véhicule de la police judiciaire. Selon leurs explications, cette branche de la police circule avec les véhicules qui ne sont pas identifiables. Avec les images qu’elles procèdent, elles estiment que cette double cabine blanche serait de la police judiciaire car elle n’a pas été effrayée par la présence des policiers. Le procureur a d’ailleurs rassuré les familles des victimes pour un éclaircissement de cette affaire. Cette nouvelle affaire enregistrée au Gabon, vient s’ajouter à d’autres dont les enquêtes ont été publiquement ouvertes mais qui n’ont connu aucune suite.

 

Ulrich Corso Sima Ella correspondant (App) Gabon

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