la chronique de Dobell Caféiculture: L’ADAMAOUA SUR LES TRACES DU MOUNGO

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La localité de Bankim, dans le département de l’Adamaoua est en passe de devenir un nouveau bassin de la culture du café au Cameroun.

La campagne caféière 2018-2019 n’a pas été lancée dans les bassins traditionnels de ce produit de rente. De mémoire d’observateur, c’est la première fois que Bankim dans la région de l’Adamaoua a ravi la vedette à Nkongsamba, Melong …. Où jadis, on fêtait le café. Le café de Bankim a fait sa première apparition en 1988.  Depuis la production fait son bonhomme de chemin.

Lors de la compagne de lancement le 4 février dernier à Bankim, on a appris que la production annuelle est passée successivement à 500 tonnes en 2016 à 750 tonnes en 2017 puis à plus de 1000 tonnes en 2018.

Toutefois, cette croissance enthousiasme peu les producteurs de Bankim aux méthodes culturales archaïques. Le sarclage est fait à la houe et à la machette. L’herbe coupée et séchée est brûlée sur place. Ce qui dégrade le sol.

Les cerises sont séchées à même le sol ou sur le macadam. Des méthodes proscrites par les responsables du ministère de l’Agriculture et du développement rural (MINADER) et de ceux du ministère du Commerce. Tout le café de Bankim contient des déchets : cailloux, brindilles de bois provenant des lieux de séchage.

D’ores et déjà, le gouvernement semble décidé à accompagner les jeunes planteurs de café de l’Adamaoua. Il les a dotés dans un premier temps d’un magasin pour le décorticage et le stockage. Il est à la disposition des membres des trois coopératives de l’arrondissement de Bankim. A la campagne 2018, elles ont écoulé ensemble 15 tonnes de café, selon des membres.

Leur vœu immédiat est de recevoir des pouvoirs publics des bâches ou des aires de séchage aménagées. Par le biais du Ministre du commerce Mbarga Atangana, promesse leur est faite en matière de formation.

Ils seront en outre suivis par les techniciens de l’office national du café et du cacao (ONCC) et le conseil international du cacao et du café (CICC).

Pourvu que la moisson future soit à la dimension des promesses. par DOBELL


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