La chronique de Nyobe
Nyobe Nyobe Baudouin ,Directeur Afrique App et Président de la convention panafricaine des médias

(Agence de presse panafricaine) -Il est regrettable de constater que bon nombre de dirigeants africains continuent de croire qu’ils sont astreints à faire allégeance à l’ancienne métropole et pire au néo colonisateurs en leur attribuant exclusivement la gestion de leur communication aussi bien institutionnelle que privée quand bien même pour ce faire ils sont approchés par des agences et organes locaux.

 

 

 

Sinon comment comprendre leur propension à toujours clamer quelque déficit d’audience de ceux-ci alors qu’en la matière, l’exclusivité et la promptitude créent un engouement conséquent du lectorat et permettent à l’occasion d’octroyer à défaut d’une audience spontanée, du moins davantage de crédibilité pour les agences et organes locaux. Et dans ce registre, on se demande bien comment l’un de ceux-ci n’a pas cru devoir s’adresser à la convention panafricaine des médias récemment alors qu’il avait été saisi fort à propos, oubliant au passage que cette structure en outre de disposer d’une agence dédiée peut se targuer de contrôler plusieurs supports médiatiques assurant instantanéité et large couverture du continent pour une audience plurielle et plutôt déterminante dans l’optique de l’appropriation du grand nombre de la vision même dudit dirigeant que se sera pourtant empressé de courir après le micro d’un de nos confrères français pour une diffusion qui ne dura pas plus de 30 secondes.

 

 

Dès lors, on en vient à poser la question suivante à ce dirigeant : combien d’Africains ont retenu son message circonstanciel ? Alors qu’il savait jouir d’une présence plus marquée en recourant aux réseaux de la convention panafricaine des médias et de ses différents supports médiatiques. En fait, ce dernier a simplement fait prévaloir son délit de complexe qui lui dicte de croire qu’il n’y aurait rien de bien venant du continent en oubliant par ailleurs qu’expertise et talent y résident désormais, ne serait-ce qu’à en juger par le pourcentage de star-ups que compte notre continent et ce, dans la quasi-totalité des domaines. Ce qui n’exclut bien évidemment pas la communication à tous points de vue aussi longtemps que l’efficacité de celle-ci est adossée sur la parfaite maîtrise de l’environnement des récepteurs qui est loin d’être l’apanage de nos confrères européens plutôt obligés de faire recours à des correspondants locaux pour comprendre les enjeux et les nuances opérationnelles des communications. Comme quoi, l’on n’est résolument pas prophète chez soi, comme le dit si bien l’adage.

 

 

Par Nyobe Nyobe Baudouin

Directeur Afrique de l’App

          et

Président de la convention panafricaine des Médias

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