(Agence de presse panafricaine) -Avec des filiales en Côte d’ivoire, au Gabon, au Ghana, en Tanzanie, au Congo et même au Cameroun, Schlumberger, le titan mondial des services et équipements pétroliers, n’a pas épargné ses filiales africaines, notamment celle de Côte d’ivoire ayant même été privée de sa direction depuis plus de deux ans.

 

 

 

 

De fil en aiguille, le plan de départs acté par le groupe franco-américain devait forcément découler sur une réduction des effectifs de ses filiales africaines dont l’activité a été potentiellement réduite depuis plus d’un an. Jusqu’à aujourd’hui, la filiale de Schlumberger en Côte d’Ivoire s’est déjà séparée de 35 de ses employés, soit la moitié de son effectif pour acter définitivement son désintérêt du marché ivoirien. Celle-ci restera, jusqu’à nouvel ordre, sous la direction de la filiale ghanéenne dont Prince Agbeibor est le directeur régional. Le montant des indemnités porté devant la justice : Les ex-employés de Schlumberger-Côte d’Ivoire ne transigent pas avec les chiffres : Selon nos confères de Africa Intelligence, le cabinet d’avocat Dirabou & Associés, célèbre pour avoir défendu l’ancien couple présidentiel des Gbagbo, a été approché par les victimes du licenciement de Schlumberger-Côte d’Ivoire afin de mener la négociation avec leur direction et convenir d’un montant d’indemnités à la lumière du contexte actuel.

 

 

En tout cas, Schlumberger maintient sa position de force majeur invoquant les résultats nets du groupe en chute libre cette année, outre la crise sanitaire qui vient à la fois corroborer ses plans de départ massif et leur apporter une justification sanitaire. Rappelant également que tout a été planifié avant même le printemps dernier et que la négociation suivra son cours jusqu’à ce qu’il ait un accord entre les deux parties. Dans une stratégie globale et compte tenu des pertes colossales que le groupe Schlumberger a essuyé cette année, force est de constater que le géant des services pétroliers franco-américain ne fait pas l’exception à la règle générale, celle de sacrifier les effectifs humains (21 000 licenciements dans le monde entier) au profit la cupidité des actionnaires dont le montant des dividendes ne peut jamais être objet de discussion.

 

Par conséquent, les vingtaines de bureaux de Schlumberger sur le continent africain sont en train de se vider progressivement annonçant, par ailleurs, les prémices d’un climat délétère dans le milieu des affaires, que sa soit au Gabon, au Congo, en Tanzanie et même au Ghana où la filiale du groupe emploie jusqu’à 120 employés ; Toutes ces filiales verront, dès décembre prochain, leur effectif réduit à moitié pour la plupart d’entre elles et cela dans un silence incompréhensible de la direction de Schlumberger, malgré maintes sollicitations de la presse africaine et mondiale.

 

 

 

E.M.T (cp) pour (App)

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