Rdc: La cour Constitutionnelle assène un revers à l’Ua

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Née il y a vingt ans par la volonté des Chefs d’Etat d’accélérer le processus d’intégration du continent en vue d’en faire une Afrique pacifique, prospère et intégrée, ces objectifs semblent désormais achopper sur la propension de plus en plus marquée vers l’individualisme des Etats. Aussi est-il fréquent de voir l’Ua prendre des décisions plutôt controversées aux relents d’alignement à quelques puissances occidentales.

Ainsi en est-il notamment de sa position relativement à la présidentielle en RDC pour laquelle elle a simplement demandé la suspension de la proclamation définitive des résultats, alors la Céni était en passe de le faire. Et face au déni de cette suspension par la Cour Constitutionnelle congolaise, elle vient inéluctablement de subir un cinglant revers.

Ingérence indue
Loin de s’en tenir à la neutralité, l’Union africaine s’est littéralement dévoyée, en prenant fait et cause pour l’un des candidats, le même curieusement soutenu par la France et les Etats-Unis, en l’occurrence Martin Fayulu, opposant au régime de Kabila, tout comme Félix Tshisekedi déclaré vainqueur par la Céni. En fait, cette prise de position semble dictée par les intérêts inavoués du Président en exercice de l’Ua, Paul Kagame qui, en plus de tirer parti de l’instabilité politique en Rdc, sait compter sur les soutiens financiers conjoints de la France et des Etats-Unis. Aussi peut-on comprendre qu’il s’aligne sur l’avis de ces deux pays qui savent par ailleurs perpétuer sous Fayulu, l’exploitation à fonds perdus des ressources minières et énergétiques de la Rdc. Ce qui est loin d’être effectif avec Félix Tshisekedi qui a d’ores et déjà pris l’engagement d’œuvrer au relèvement des conditions de vie de ses concitoyens en restaurant davantage la mainmise de son pays dans l’exploitation desdites ressources en en affectant les ressources financières qui en seront issues au financement du développement socioéconomique de la RDC. En somme, le Rwanda de Paul Kagame sait y perdre au change, non sans que cela dilue considérablement son influence dans la région des Grands Lacs où ce pays fait office de fait de grosse pointure militaro-économique depuis peu avec un taux de croissance le plus fort.

Cinglant revers
Fort heureusement, la Cour Constitutionnelle congolaise ne l’entend pas de cette oreille et envisage de confirmer les résultats de la Céni, assénant ainsi un cinglant revers aux états et à l’Ua tombés sur le coup d’ingérence indue, relativement à la présidentielle en Rdc. En réalité, il fallait s’y attendre, aussi longtemps que le parti de Joseph Kabila n’a eu rien à redire au sortir de cette présidentielle qu’il a perdu et a entériné les résultats proclamés par la Céni en lui reconnaissant par la même occasion, légitimité et transparence. Deux conditions essentielles pour valider une élection majeure qui de surcroît, aura mis suffisamment du temps pour être effective. Des efforts que voulaient malheureusement saborder les adeptes de l’ingérence évoquée supra, non sans que travers de celle-ci, ils se croient investis de régenter la vie sociopolitique de la Rdc afin de tirer littéralement les marrons du feu, le moment venu. Une projection qui n’aura plus lieu d’être et qui de fait, étale au grand jour la cupidité des états partie à l’éventualité d’un maintien de la Rdc sous quelque giron néocolonial. On le comprend, ces puissances rétrogrades aidées par leur relais africain, ne comprennent pas toujours que l’époque néocoloniale est révolue et que l’Afrique voudrait définitivement asseoir son éveil, en prenant en mains son destin au travers de dirigeants qu’elle se choisit librement. A preuve, ce ne sauraient être des étrangers qui doivent décider de quel leader politique a bénéficié de l’onction populaire au terme d’une consultation électorale présidentielle qui n’a point été émaillée de dysfonctionnements et encore moins de tripatouillages. Aussi la Cour Constitutionnelle, selon des sources introduites a-t-elle confirmé la victoire de Félix Tshisekedi.


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