(Agence de presse panafricaine) -Qu’est ce qui se passe au sein de la filière bétail? Quel est cette mafia qui pèse sur le quotidien des populations ? Que gagnent les auteurs de cette malhonnêteté ?
Les acteurs des abattoirs d’Abobo et de Yopougon ont vécu une journée horrible le 10 février dernier sur le site d’Abobo. En effet, Depuis  le 22 mai 2019, les deux lieux d’abattage d’animaux comestibles on vu leurs portes fermés sous ordre du district autonome d’Abidjan. Et pour cause, leurs états de dégradation avancée, ne répondant plus aux normes d’hygiène minimale. ” Depuis la fermeture de nos abattoirs, nous bouchers, souffrons et sommes obligés de compenser ces dépenses supplémentaires dues aux frais d’abattage (17000 FCFA). N’ayant pas de moyens pour leurs réhabilitation, connaissant la
solidarité qui existe entre les têtes couronnées, les guides religieux musulmans et chrétiens d’Abobo,  nous avons  sollicité leur aide, afin de  remettre les choses en place à travers la réhabilitation”. Nous a confié  Cissé Cheick Hamed, président du haut conseil panafricain pour le droit et devoir des commerçants et éleveurs de Bétail.
Cette demande d’aide n’étant pas tombé dans les oreilles de sourds et surtout que le Président de la République, Alassane Ouattara, avait fait de l’année 2019, une année du social, la  situation sera dénouée 6 mois plus tard grâce à l’implication des têtes couronnées et guides religieux, qui depuis lors ont soutenu les bouchers à sa réhabilitation. Ces autorités coutumières, avec à leur tête Kiffy Mathias Yoro, président du conseil supérieur des chefs coutumiers et traditionnels de côte d’ivoire (Cscct-Ci)  et l’imam Seydou Cissé , Chef suprême de l’organisation de l’Union des musulmans d’Abobo (Uma), ont entrepris les démarches auprès des autorités compétentes. Ce, en vue de maîtriser la flambée des prix de la viande due à cette fermeture.
Sur instruction du ministre des Ressources animales et Halieutique, Moussa Dosso, une note de réouverture des 2 abattoirs a été remise à ces religieux à la grande joie des acteurs du secteur. La réhabilitation avait coûté 8 millions de F Cfa, à raison de 4 millions pour chacun des abattoirs. Les travaux étant achevés, la date de la réouverture des 2 abattoirs a été convenue pour le lundi 10 Ffévrier 2020. Selon les têtes couronnées, le directeur des services techniques du district autonome d’Abidjan, Sanogo Daouda les auraient demandé de faire une surfacturation à hauteur de 80 millions de F Cfa, afin que celui-ci la dépose à la primauté.  Toute chose qui a été rejetée par les têtes couronnées et les guides religieux.
Un Travail en sourdine va ainsi débuter pour empêcher les réhabilitateurs de procéder à la réouverture. Les forces de police ont été placées à l’entrée des abattoirs pour empêcher l’accès.Au matin du 10 février, les acteurs croyant à la réouverture sont venus avec une trentaine de bœufs pour l’abattage. Aucune bête n’a pu avoir accès à l’abattoir. Selon les acteurs des abattoirs, leur refus du maintient du tarif de l’abattage manuel à 17000 F Cfa et de la surfacturation des travaux de réhabilitation des 2 abattoirs à hauteur de 80 millions de F Cfa, est à l’origine du mécontentement de M. Sanogo, qui a voulu prendre les clés de ces lieux pour les remettre à Sawadogo Issiaka, alias Potcho. Il faut noter que la machine qui est à la base de l’augmentation du prix de l’abattage des bœufs, passant de 3000 à 17000 FCFA,  n’est plus fonctionnelle. Les abattages se font manuellement même à l’abattoir de Port-Bouët. Et les acteurs continuent de payer les 17000 F Cfa au lieu de 3000 f Cfa. Les tentatives de joindre M. Sanogo Daouda, par voie téléphonique pour avoir sa version des faits, sont restés mortes.
 
 
Abdou Diof pour (App)

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