chad: Dieudonné Djonabaye, le fossoyeur
Journaux Tchadien
(Agence de presse panafricaine) -Face aux menaces sérieuses qui pèsent sur la presse indépendante privée du Tchad, le coordonnateur du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés (MCPL), Sosthène Mbernodji, a déposé ce jeudi 15 octobre 2020, une lettre de protestation au cabinet du président de l’organe de régulation des médias au Tchad. Le leader du MCPL annonce des actions de grande envergure dans les jours à venir pour arrêter le programme de mise à mort de la presse indépendante privée dont Dieudonné Djonabaye, président de la Haute autorité des média et de l’audiovisuel (Hama), en est le chef d’orchestre. 
Dans cette note aux allures dithyrambiques, le coordonnateur du MCPL, Sosthène Mbernodji, exprime son inquiétude profonde face à la régression de la jeune démocratie dont l’auteur n’est autre que le président de la Hama, Dieudonné Djonabaye. Celui-ci nourrit une haine viscérale à l’égard de ses anciens confrères depuis ce jour où il a regagné le parti au pouvoir, plume et bagages en main. Pour le leader du MCPL, Sosthène Mbernodji, ce qui se passe ces derniers temps au Tchad donne une douche froide, puisque le président de la Hama a cité à loisir l’article 17 de la loi N°031/PR/2018 du 3 décembre 2018 portant ratification de l’ordonnance N°025/PR/2018 du 29 juin 2018 relative au Régime de la presse écrite et des média électroniques au Tchad qui dispose que “Tout organe ou périodique doit avoir un Directeur de Publication et un Rédacteur en chef, tous deux formés en journalisme avec Bac+3 au moins” et l’article 123 de la même loi et même ordonnance : ” Les organes ou périodiques de presse écrite, en ligne ou blog existants à la date d’entrée en vigueur de la présente loi ont un délai de six (6) mois pour se conformer aux nouvelles dispositions” Ces dispositions, à entendre Sosthène Mbernodji, sont simplement une aberration puisque la loi ne dispose que pour l’avenir.
Le principe de la non-rétroactivité de la loi (article 2 du code civil français de 1958 dont le Tchad continue à faire usage), un principe élémentaire en droit. Pour un esprit éclairé, ce qui se passe actuellement, c’est exactement comme si l’on se retrouve dans un pays où l’on vote une loi pour punir les voleurs de canards, et l’on appelle illico presto à la recherche de tous les voleurs de canards il y a vingt (20) ans. On dirait, Bendjo a un petit vélo dans le crâne ! Pour qui sait lire entre les lignes, la semaine prochaine risque d’être mouvementée au Tchad.
Steven Ngarhokarial correspondant (App) Tchad

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